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Santé : la lutte contre le paludisme montre ses limites en Afrique


Brazzaville, 21 novembre – (CONGO-SITE) – Selon le rapport sur le paludisme dans le monde de 2018 publié, le 19 novembre dernier, par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 219 millions de cas de paludisme ont été enregistrés en 2017 (contre 217 millions en 2016), dont 91% des cas en Afrique.



Le paludisme est l’une des principales causes de mortalité et de morbidité en Afrique subsaharienne. Cette maladie est dû à un parasite appelé plasmodium, transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l’être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s’attaquent aux globules rouges.

Les pays les plus touchés au monde sont : le Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et le Tanzanie. Ces pays ont enregistré 3,5 millions de cas de paludisme de plus en 2017, par rapport à l’année précédente. En Inde, on a observé une baisse de la charge de morbidité.
 
Malgré des hausses marginales ces dernières années dans la distribution et l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, principal moyen de prévention du paludisme, en Afrique subsaharienne, le rapport établit de grandes lacunes dans la couverture. En 2017, on estime que la moitié des personnes exposées au risque ne dormaient pas sous des moustiquaires imprégnées. Par ailleurs, il y a moins d’habitations protégées par les pulvérisations intradomiciliaires à effet rémanent qu’avant et l’accès aux traitements préventifs protégeant les femmes enceintes et les enfants reste trop limité.
 
La crise économique dans laquelle sont plongés de nombreux pays africains a non seulement fait baisser des revenus déjà faibles et des conditions de vie déjà médiocres, mais aussi a porté un coup à la capacité du secteur de la santé à y faire face, en freinant les dépenses publiques des médicaments et des fournitures médicales.
 
La couverture en interventions de lutte contre le paludisme dans ces pays est encore très faible, à cause de l'insuffisance ou de la très faible disponibilité des ressources. En général, les populations vivant dans les localités enclavées ne bénéficient pas assez d'une attention particulière des pouvoirs publics en vue d'une mobilisation sociale et surtout des ressources nécessaires pour une réponse appropriée.

Face à ce tableau sombre, qui ne garanti pas l'avenir, se dégage la nécessité pour les pouvoirs publics et tous les acteurs du développement de se lever, ensemble, pour voir désormais le paludisme comme un ennemi en face afin d’éradiquer ce fléau.

L’OMS a lancé le 19 novembre 2018, un plan contre le paludisme, pour mener une riposte globale, centré sur les pays et dirigé par eux, afin de rendre son action plus efficace dans les pays ayant le plus de cas et de décès suite au paludisme.

Lionel Obargui



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