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Riposte à Ebola : formation des équipes de surveillance à Ngo


Congo-Brazzaville, 9 juillet – (CONGO-SITE) – Du 5 au 7 juillet, la localité de Ngo, située dans le département des Plateaux, a abrité une formation des équipes multidisciplinaires d’intervention rapide de la République. Les formateurs ont mis l’accent sur les modalités d’inhumations, les conditions d’hygiène et les généralités de l'épidémie pour intensifier la vigilance au sein des communautés contre une éventuelle riposte.



Une vue partielle des participants lors de la séance de formation.
Une vue partielle des participants lors de la séance de formation.
Sur les territoires Tékés, les cadavres sont parfois gardés longtemps avant leur inhumation pour des raisons de coutume ancestrale. Pour les formateurs, de telles pratiques risquent d’amplifier la maladie, au cas où elle se déclarerait dans ces zones.
 
Voilà pourquoi ils ont conseillé aux équipes de ne pas garder longtemps un cadavre mort d’Ebola, d’éviter de consommer la chauve-souris frugivore, ne pas ramasser et manger un animal ou oiseau mort en forêt ou en savane, mettre en quarantaine la personne atteinte ou suspectée.
 
« La coutume, il faut la respecter. Mais, dès lors qu’elle pose problème, il faut essayer de voir comment faire pour éviter le pire au sein de la communauté. Plus l’inhumation de la personne dure longtemps, plus le risque de contamination augmente. Nous demandons aux communautés d’être plus prudentes, car jusque-là nous suspectons la chauve-souris frugivore comme étant l’un des foyers de la maladie à virus Ebola , a indiqué le Dr Dieudonné Okemou, un des formateurs.
 
Venus de Ngo, Mpouya, Makotimpoko, Gamboma, Djambala et Bouemba, les membres des équipes multidisciplinaires d’intervention rapide ont été outillés pour détecter et notifier un cas suspect. Ils sont encouragés à informer les communautés sur les inhumations dignes et sécurisées puis à prendre les premières mesures, lorsqu’un cas de maladie à virus d'Ebola se confirme afin d’éviter la propagation.
 
Les formateurs ont aussi instruit les équipes à promouvoir, au sein de la communauté, le lavage des mains à l’eau de javel, de garder un environnement propre et éviter le contact avec la sueur ou les habits de la personne atteinte du virus d'Ebola.
 
Pour réagir de manière proportionnée, les équipes multidisciplinaires d’intervention rapide ont également été édifiées sur le règlement sanitaire international actualisé, ainsi que sur les symptômes de la maladie à virus d'Ebola qui, parfois, sont assimilables à d’autres maladies. Il s’agit, entre autres, de la montée brutale de la température, des vomissements, des douleurs abdominales, de la diarrhée, etc.
 
Aucun cas de la maladie n’a été détecté au Congo pour le moment. Mais sa proximité avec le Congo voisin où la maladie sévi fait de leurs frontières communes des zones à risque.

Séraphin Mbaya



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