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Le Pape François attendu au Centrafrique pour une visite sous très haute sécurité

Contre l'avis de certains de ses conseillers et d'une partie de la communauté internationale, le pape François se rend en Centrafrique dimanche 29 et lundi 30 novembre 2015, sauf incident grave de dernière minute à Bangui. Une visite placée sous très haute sécurité.



Quelques rues fraîchement bitumées autour de la Nonciature, quelques lampadaires installés, l'électricité revenue ici et là, une cathédrale « requinquée », selon l'expression d'un habitant qui ajoute : « le pape devrait venir plus souvent ». Au coeur de la visite de François les 29 et 30 novembre 2015 à Bangui : le dialogue entre chrétiens et musulmans.

Depuis les combats de fin septembre et fin octobre entre les musulmans retranchés au PK5  et les milices anti-Balaka le dialogue est au point mort. Et la confiance entre la population et la force internationale sur place est rompue, une force internationale accusée notamment de rester les bras croisés et de compter les morts.

Scénario d'épuration

« Que vient faire le pape dans ce chaudron, dans cette galère ? », s'interroge le jeune Moussa qui salue le courage de François. « On l'attend lui et son message de paix. Lorsqu'il ne sera plus là, lorsqu'il sera parti il faudra se dire : ressaisissons-nous, le passé c'est le passé ». Le lundi 30 au matin, le pape doit se rendre à la grande mosquée de Bangui, au PK5. Des religieux chrétiens et musulmans préparent cette visite depuis plusieurs semaines.

« Bangui, explique Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale à International Crisis Grouppourrait ainsi se décrire : c'est un quartier, le PK5, où se retranchent depuis près de deux ans ce qui reste de musulmans, entouré par une ville qui leur est hostile, avec à la manoeuvre les anti-balaka appuyés par des éléments des FACA, c'est-à-dire l'armée régulière qui n'existe plus. Ces FACA ne sont plus neutres aujourd'hui comme ils l'ont été un temps. Le PK5, c'est l'abcès de fixation majeur de la crise centrafricaine. Les évènements des 26 septembre et 26 octobre marquent un grand recul du processus de dialogue. La solution aujourd'hui est à 80% sécuritaire et à 20% elle passe par le dialogue, c'est dire si la situation s'est dégradée ».

D'autres chercheurs craignent un scénario d'épuration de la capitale : les habitants musulmans du PK5 quittent tous leur quartier. « Personne ne veut ce scénario, explique un de ces experts, mais c'est ce qui peut se passer : une capitale sans musulmans, sans Seleka. Mais toujours avec des troubles, car on ne se sera pas débarrassé des anti-balaka dont une bonne partie s'est criminalisée. On s'inscrit aujourd'hui, poursuit-il, dans une dynamique qui est celle-là. Heureusement qu'il reste toujours des musulmans dans Bangui pour donner l'illusion que la RCA est encore un pays, mais le jour où ils partiront, forcés ? »

Selon le HCR en Centrafrique, le PK5 c'est 26 000 habitants dont une majorité de musulmans. Le nombre de réfugiés musulmans dans les pays voisins (Tchad, Cameroun, RDC, Congo Brazzaville) s'élève à 470 000 et celui des déplacés, donc à l'intérieur même de la RCA, 447 000. « Depuis l'année dernière, nous n'avons enregistré, explique un responsable du Haut Commissariat aux réfugiés, que 4 300 retours. 4 300 sur 470 000, c'est très peu ! »

Un discours ferme du pape ?

« Le pays s'est vidé d'une partie de sa population, commente un journaliste centrafricain qui préfère garder l'anonymat. Les musulmans c'est historiquement 10 à 12% de la population totale. Mais aujourd'hui ? Quelle famille n'a pas un parent proche ou lointain musulman ? A quoi ressemblerait la Centrafrique sans une de ses composantes ? Je connais bon nombre d'entre nous qui font l'autruche. D'où ces discours qui tiennent à affirmer haut et fort que nous sommes tous des Centrafricains, qu'il n'y pas de différence entre musulmans et chrétiens, que le pays est à 99% croyant, etc., bref on se dédouane de nos propres torts par ce type de discours “tout le monde il est beau tout le monde il est gentil” et on ne pointe pas les vraies responsabilités, celle du gouvernement, de la France que suit la communauté internationale dans ses décisions, la France qui est présente ici depuis deux ans ! »

« Nous rejetons cet oecuménisme qui ne pointe pas les vrais responsables de la crise, poursuit ce confrère. Je ne souhaite pas que François assène un discours qui contentera tout un chacun, où tout le monde pourrait seulement, disons se retrouver. Le pape doit être politique et nous dire nos quatre vérités à nous Centrafricains, mais aussi à la communauté internationale ! »

Enfin pour cet instituteur « laïque », comme il tient à le préciser, « on dirait que les Centrafricains attendent tout du pape François comme ils attendent tout de Dieu. Bref un miracle ! Résultat, nous pouvons encore tomber plus bas. La maison Centrafrique brûle et nous la regardons ».

Et la sécurité du pape ? Maître Roddy Madouzekeko, le rapporteur de la commission liturgie créée à l'occasion de la visite papale, a ce mot : « La sécurité de François vient d'abord de Dieu. Quand Dieu le décide, vous partez au pays du grand repos ».


RfI (http://www.rfi.fr)I



Commentaires articles
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108.Posté par Marabout vaudou retour affectif rapide le 10/06/2016 15:37
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107.Posté par makita japhet le 30/11/2015 16:16
Je pense que cette visite est significative aux yeux des africains surtout les centrafricaine en dépit des temps menacés par ’une masse de rivalité entre les chrétiens et les musulmans alors que note diversité est la valeur que nous accordons aux autres.

106.Posté par George le 30/11/2015 16:10
La visite de Pape François passera dans la paix et dans la sécurité. Car il a en lui la protection divine.

105.Posté par G. Grace le 30/11/2015 16:08
La visite papale sous très haute sécurité tant les dangers sont grands et qui a suscité les plus vives réticences au sein même du Vatican. Avec le renforcement de la Munisca le Pape François sera bien en sécurité.

104.Posté par franck yakadia peta le 30/11/2015 15:39
Le pape François est arrivé dimanche en République centrafricaine pour délivrer un message de réconciliation et de paix dans ce pays en proie depuis des années à des violences religieuses entre chrétiens et musulmans. Il a appelé dimanche 29 novembre les Centrafricains à « résister à la peur de l’autre », d’une autre ethnie ou religion, dans un pays en proie à des violences intercommunautaires et à « ouvrir une nouvelle étape » après les élections.

103.Posté par lenga bantou le 30/11/2015 12:08
Dans un vibrant discours d’accueil au pape, au ton plus religieux que politique, cette femme catholique, ancienne maire de Bangui, a reconnu un besoin vital de pardon pour ouvrir un avenir à la Centrafrique. Elle a salué le courage de Jorge Bergoglio d’accepter de séjourner un jour et demi dans la capitale centrafricaine, placée du reste sous haute surveillance. Les routes, que le pape n’a pas hésité à emprunter hier sur 5 kilomètres en papamobile ouverte, sont jalonnées de blindés au sigle des Nations unies. La force onusienne en Centrafrique (Minusca) assure l’essentiel de la sécurité, avec l’appui de la force française (Sangaris).

102.Posté par simone le 30/11/2015 12:07
« Les dernières évolutions de la crise dans notre pays sont apparues comme des abominations commises au nom de la religion par des gens qui se disent des croyants », a dénoncé plus tôt, dans le même sens, Catherine Samba-Panza, chef d’État dans le cadre du processus de transition amorcé en janvier 2014. En effet des abominations fut commises.

101.Posté par simone le 30/11/2015 12:05
« DIEU NE FAIT PAS DE DIFFÉRENCE », En se rendant dans la journée auprès des chrétiens et lundi 30 novembre au matin, à la mosquée centrale de Bangui, auprès de la communauté musulmane, le pape veut montrer que les religions ne sont pas la cause de la guerre mais au contraire aident à y mettre un terme en étant sources de fraternité.

100.Posté par Edouard Dzon le 30/11/2015 12:04
« NOUS SOMMES TOUS FRÈRES »; « Pas de paix sans pardon », a-t-il résumé plus tôt, improvisant micro en main quelques mots lors d’une visite d’un camp dans la capitale hébergeant 3 700 déplacés du pays. « Nous sommes tous frères ! », a-t-il lancé et fait répéter aux femmes et enfants de ce centre paroissial, l’accueillant dans la fête. Le pape leur a expliqué que seule cette fraternité retrouvée permettrait au pays de sortir de la violence. L'exhortation fut profonde. Celle-ci oppose les anti-balaka, ces milices d’autodéfense venant de régions où les chrétiens sont majoritaires, à la Séléka, alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays à majorité musulmane longtemps marginalisée par le pouvoir.

99.Posté par Edouard Dzon le 30/11/2015 12:03
C’est dans ce sens qu’il devait ouvrir la porte sainte de la cathédrale de Bangui pour lancer, en avance, le jubilé de la miséricorde. Une année sainte qui, ici, dans le difficile processus d’apaisement d’un pays en guerre civile depuis bientôt trois ans, veut engager la population dans une démarche spirituelle de réconciliation nationale. Dans ce cadre, le pape devait confesser hier soir quelques jeunes à la cathédrale au début d’une veillée pénitentielle.

98.Posté par paul Massamba le 30/11/2015 12:02
Elle soulève dans la population l’espoir d’un retour à la paix, dont le pape a montré la condition : le pardon et la réconciliation.

97.Posté par paul Massamba le 30/11/2015 12:00
La présidente de transition, Catherine Samba-Panza, a imploré pardon pour tout le mal commis dans ce pays. Des cris de joie sur son passage. Des pas de danse en boubous bariolés devant des casques bleus surveillant la foule. Parfois même des rameaux et des branchages agités. L’entrée du pape François le 29 novembre au matin dans Bangui, sous un soleil écrasant, donnait l’impression d’un peuple accueillant son sauveur. Le pardon est le geste fondamental qui conduit une famille à se réconcilier.

96.Posté par paul Massamba le 30/11/2015 11:59
Centrafrique, une Eglise dans la tourmente; les habitants de ce pays, que le pape doit visiter les 29 et 30 novembre, sont à nouveau confrontés à une éruption de violence. Prêtres, religieux et laïcs tentent de résister à l’esprit de vengeance. Le pape François appelle la Centrafrique au pardon et à la réconciliation. Le pape François est arrivé dimanche 29 novembre à Bangui pour l’étape la plus risquée de son voyage en Afrique, mais qui soulève un réel espoir d’apaisement dans la population.

95.Posté par Ken le 30/11/2015 11:55
Les violences inter-communautaires ont fait plus de 75 morts depuis fin septembre. Des centaines de maisons ont été incendiées selon les estimations d’associations humanitaires et de militaires sur place. La situation humanitaire est préoccupante. Des milliers de Banguissois ont dû quitter leur quartier et se retrouvent dans des camps de déplacés comme celui de Mpoko qui jouxte l’aéroport. Un camp qui regrouperait aujourd’hui près de 20 000 déplacés. De nouveaux sites de déplacés ont dû être créés. Couvents et écoles ont été sollicités. Plus de 7 000 personnes sont arrivées à Bimbo, ville faisant partie de l’agglomération de Bangui.

94.Posté par ntoba bori le 30/11/2015 11:52
La Centrafrique a basculé dans la violence après la prise du pouvoir à Bangui de la rébellion à majorité musulmane de la Séléka en mars 2013, qui a commis de graves exactions à l'encontre des civils entraînant un cycle infernal de représailles intercommunautaires entre combattants de la Séléka et milicens anti-balaka majoritairement chrétiens.L'intervention militaire française en décembre 2013 a chassé la Séléka du pouvoir mais le pays reste depuis enlisé dans les violences entre musulmans et chrétiens.A tel que point que la visite du Pape est sous une haute sécurité.

93.Posté par wylliam le 30/11/2015 11:25
Cela ne mettait même pas en doute pour savoir que la sécurité du Pape été assurer mais la situation la plus délicate c'est le rétablissement de la paix en Centrafrique et dans l' ensemble de la population qui est dan le pays pour que la paix en Centrafrique ne soit plus un simple slogan et que le passage du Pape reste historique et graver dans les cœurs du peuple Centrafricain.

92.Posté par jules le 30/11/2015 11:20
Le but commun de ces deux groupes est clair : déstabiliser les autorités de transition et rendre impossible l’organisation des élections, dont le 1er tour est pour l’instant prévu le 13 décembre. La stratégie est de provoquer la population pour l’amener à se soulever. Dans un communiqué publié le 3 novembre, le FRPC d’Adam et Djotodia a d’ailleurs rappelé que la mise en place d’une 3e transition était « un impératif incontournable ». Certains observateurs estiment d’ailleurs qu’organiser un scrutin dans de telles conditions sécuritaires est illusoire

91.Posté par helene le 30/11/2015 11:19
L’autre groupe armé responsable des violences est une des composantes des anti-balaka. Elle est dirigée par Maxime Mokom. Ce dernier s’appuie principalement sur deux anciens membres de l’armée centrafricaine (Faca), l’ex-capitaine Eugène Ngaikosset et Olivier Koudemon (alias « Gbangouma », lui aussi ancien capitaine de l’armée). Comme Noureddine Adam, Mokom est un des signataires des accords de Nairobi.

90.Posté par helene le 30/11/2015 11:18
Entre 100 et 200 hommes armés composent ces milices du KM5, quartier limitrophe du 3e arrondissement. Leur représentant se nomme Haroun Gaye. Il est membre du FRPC (la branche de l’ex-Séléka dirigée par Noureddine Adam et Michel Djotodia). La Minusca a plusieurs fois tenté de l’arrêté, en vain. Selon plusieurs sources sécuritaires, deux autres figures sont impliquées : Abdoulaye Tidjani et Abdoulaye Hissène, un des principaux « généraux » de l’ex-Séléka.

89.Posté par Ken le 30/11/2015 11:17
Les alliances vont et viennent. Depuis fin septembre, deux groupes sont responsables des violences. Ils ont cependant la particularité de ne jamais s’affronter. Ils ciblent ainsi les populations civiles et participent parfois à des actions communes. À Bangui, anti-Balaka de Maxime Mokom et milices musulmanes proches de l’ex-Séléka de Noureddine Adam sont des alliés de circonstance. On désigne ces deux groupes sous le nom de « nairobistes » en référence à l’accord signé en avril dans la capitale kényane dont l’objectif était de permettre un retour aux affaires des anciens président François Bozizé et Michel Djotodia

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