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Congo : l’ENSAF appelée à contribuer aux projets du gouvernement et la Banque mondiale


Les étudiants, enseignants et chercheurs de l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie (ENSAF) ont été édifiés, le 9 février 2017 à Brazzaville, sur les projets que le gouvernement congolais et la Banque mondiale (BM) réalisent ensemble. La présentation de ces projets a été faite par le représentant de la BM au Congo, Djibrilla Issa ; le chargé du PDARP de la BM, Amadou Oumar Ba ; et le coordonnateur du PDARP, Isidore Ondoki.



Enseignants et étudiants de l'ENSAF suiva,nt attentivement les communications
Enseignants et étudiants de l'ENSAF suiva,nt attentivement les communications
En fait, il s’est agi d’un échange de connaissances qui a permis aux étudiants et enseignants de l’ENSAF de comprendre l’intérêt des projets et les enjeux du Mois de l’agriculture lancé par la BM.
 
Les communications de la BM et du PDARP ont été axées beaucoup plus sur le développement de l’agriculture visant à réduire le taux de pauvreté à 3%, en créant de la richesse et de la valeur ajoutée.
 
Les présentateurs ont souligné les difficultés que le Congo rencontre dans le développement de son agriculture. Selon Amadou Oumar Ba, celles-ci sont dues en partie à la réduction de l’investissement dans ce domaine par le gouvernement.
 
«A peine 1% était consacré à l’agriculture. Cette faible implication n’a pas permis d’entreprendre des grands investissements afin de développer l’agriculture. La recherche existe, mais n’est pas capable d’opérer des mutations de l’agriculture. Elle n’a pas les moyens de sa politique», a-t-il expliqué. Ainsi, il a appelé le gouvernement congolais à multiplier des efforts pour rattraper le retard cumulé en matière d’investissement dans l’agriculture.
 
M. Amadou Oumar Ba a également évoqué le problème de la sécurisation des terres. Il a dit que ce problème constitue un grand frein au développement de l’agriculture au Congo. Le pays dispose de 10 millions d’ha des terres arables, mais, environ 3% sont cultivés.
 
A cet effet, le Représentant de la Banque mondiale au Congo a souligné la nécessité de développer la recherche et de la rendre attractive, en vue d’y attirer la grande majorité des jeunes.
 
Isidore Ondoki, qui a présenté en résumé les réalisations du PDARP, a affirmé que ce projet a fait un bilan. Mis en œuvre en 2008 en vue de lutter contre la pauvreté et contribuer à l’augmentation de la production agricole d’au moins 20% ainsi qu’à l’accroissement des revenus des producteurs d’au moins 10%, le PDARP a largement atteint les objectifs fixés.
 
L’impact du PDARP a affecté positivement 366.111 personnes. Le projet a réhabilité 1.331 km de pistes rurales. Quelque 421 km de pistes rurales ont été entretenus, dont 40km en haute intensité de main d’œuvre (HIMO) ; quelques 910 groupements de production et 11.392 producteurs ont été financés ; le revenu des bénéficiaires directs a augmenté de plus de 127% pour les micros projets de transformation. La liste des réalisations n’est pas exhaustive.

Monsieur Isidore Ondoki présentant les réalisation du PDARP
Monsieur Isidore Ondoki présentant les réalisation du PDARP
Cependant, des problèmes demeurent. Le Congo importe chaque année 70% de ses besoins alimentaires en denrées alimentaires ; ce qui correspond à environ de 170 millions de dollars. Raison pour laquelle le gouvernement et la BM veulent un nouveau projet qui prendra le relais du PDARP.
 
Djibrilla Issa, Amadou Oumar Ba et Isidore Ondoki ont indiqué que les aspects liés à la recherche ; les facilités des stages pour les étudiants de l’ENSAF ; la prise en compte de la recherche universitaire, etc., sont des programmes de collaboration et de développement qui doivent être prise en compte dans le cadre du nouveau projet. 
 
Aussi ont-ils appelés les étudiants, enseignants et chercheurs de l’ENSAF à s’impliquer dans ce projet. Leur implication pourra se faire dans le choix des thèmes des Mémoires de fin d’études, de recherches ou d’encadrement liés  au développement de l’agriculture. 
 
Les enseignants et étudiants de l’ENSAF ont exprimé leur volonté de contribuer à la définition des axes d’interventions du nouveau projet. Isidore Ondoki a rappelé que la politique du gouvernement vise à développer l’agro-industrie et l’agro-business pour la transformation locale des produits agricoles ; ce qui entraînera l'émergence de nouvelles industries, de nouveaux métiers, ainsi que la création de nouveaux emplois.
 
C’est dans ce cadre que le gouvernement a initié un vaste programme, dénommé «Programme d’actions prioritaires 2016-2020», ayant pour but de développer le secteur agricole. Le gouvernement veut initier l’agriculture commerciale. Il s’agit, a dit M. Ondoki,  d’assurer des systèmes productifs modernes et intensifs par la mécanisation agricole ; d'irriguer les principaux bassins de production ; de stocker des produits ; d'utiliser des fertilisants, des produits phytosanitaires ainsi que des semences à haute productivité.

Selon Isidore Ondoki, il s’agira pour le Congolais d’inverser la tendance actuelle : vendre la plus grande partie de ses produits et consommer le reste, au lieu de consommer la grande partie pour vendre le reste. 

Gos-Gaspard Lenckonov



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