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Congo : fin du mandat du Gouvernement de la rupture

Un communiqué de la Présidence de la République, signé du ministre d’Etat, directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Firmin Ayessa, et rendu public ce 17 août 2014, indique que le Premier ministre a présenté, hier, la démission de son Gouvernement.



«Par la suite, le Président de la République a, par décret n°2017-365 du 17 août 2017, mis fin aux fonctions du Premier ministre et de son Gouvernement», ajoute le communiqué.

L’équipe de Clément Mouamba, qualifiée de «Gouvernement de la rupture», a été publiée le samedi 30 avril 2016. Elle comptait trente-huit (38) membres dont trois ministres d’État et trois ministres délégués, et a été marqué par l’entrée des nouvelles personnalités.
 
Il s’est agi de : Léon Juste Ibombo, Ines Bertille Nefer Ingani, Digne Elvis Okombi Tsalissa, Nicephore Antoine Thomas Fila Saint Eudes, Ange Aimé Bininga, Rosalie Matondo, Ingrid Olga Ebouka Babakas, Jacqueline Lydia Mikolo, Destinée Ermela Doukaga, Leonidas Carel Mottom Mamoni, Benoit Baty, et Charles Ngamfouomo.
 
Mis en place au lendemain de l’élection du Président Denis Sassou N’Guesso, le 20 mars 2016, dès le premier tour avec 60,39% des voix, ce Gouvernement était soumis à une obligation de résultat, le Chef de l’Etat ayant placé son nouveau mandat sous le signe de l’économie et du social.
 
Il devrait rompre avec les antivaleurs, sur lesquels Denis Sassou Nguesso avait porté un accent particulier dans son discours, tout  en promettant de créer une rupture entre les vieilles mentalités et la nouvelle politique adoptée par cette nouvelle République. 
 
L’équipe de Clément Mouamba a-t-elle été à la hauteur de sa tâche ? Il semble que non. On a continué de constater des comportements mesquins et rétrogrades qui ont maintenu le Congo dans le rang des pays marchent à reculons. Le pays connaît une situation financière et économique difficile. Le Chef de l’Etat l’a reconnu.
 
De nombreux Congolais déplorent que la rupture annoncée n’a pas été opérationnelle au titre de la Constitution du 25 octobre 2016, qui stipule que tout citoyen élu ou nommé à une haute fonction est tenu de déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonction et à la cessation de celle-ci conformément à loi (article 55).
 
La gabegie, le favoritisme, l’incompétence, l’anarchie, la corruption, etc., ont continué de faire rage à tous les niveaux. 
 
Au niveau politique, des partis politiques ont excellé dans la tricherie,  la corruption, les intimidations et les trafics d’influence pendant les élections. L’Etat a failli dans son obligation et son devoir d’être rigoureux dans la prise et l’exécution de ses décisions.
 
Si le gouvernement de la rupture n’a pas été à la hauteur de sa tâche, dans quelle mesure peut-on espérer que celui «efficace et résolument porté sur l’action» promis par le Chef de l’Etat dans son discours le sera ?

Gall Mombéti


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Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso




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Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

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