Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

Congo : L'alliance de l'opposition s'écroule, chacun fait retour vers sa base et son fief

La coalition IDC-FROCAD (l’Initiative pour la démocratie au Congo/Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique) est en train de vouloir voler en éclat. Après une période d’hibernation, chaque parti politique membre semble faire un retour vers sa propre base. Pascal Tsaty Mabila de l’UPADS l’a indiqué récemment lors d’une réunion du bureau du FROCAD. C'est ainsi que le président de l’Union patriotique pour le renouveau national (UPRN), Mathias Dzon, a réuni le 22 novembre à Brazzaville, les membres de son parti. L’objectif étant de rétablir la confiance avec les militants.



Camarades et amis,

Mesdames, messieurs,

La présente Assemblée générale de la Fédération UPRN de Brazzaville se tient à un moment où le Congo, notre pays, traverse une grave crise politico-électorale, née de l’acharnement du président de la République en exercice, monsieur Denis Sassou Nguesso, dont le 2ème et dernier mandat constitutionnel va pourtant s’achever le 12 août 2016, de changer la Constitution du 20 janvier 2002, pour s’offrir un 3ème mandat illégal, et ainsi, demeurer à vie au pouvoir.

Comme chacun le sait, le 25 octobre, le président de la République a organisé un référendum constitutionnel. Or, la Constitution congolaise interdit le recours direct au référendum par un citoyen, fut-il le président de la République. Dans notre pays, le recours au référendum est encadré par la loi (articles 186 et 187 de la Constitution du 20 janvier 2002).

L’article 86 autorise la révision de la Constitution à l’initiative du Président de la République et du Parlement dans les conditions fixées par l’article 186 qui dispose : «Lorsqu’il émane du Président de la République, le projet de révision est soumis directement au référendum, après avis de conformité de la Cour Constitutionnelle.

Lorsqu’elle émane du Parlement, la proposition de révision doit être votée par deux tiers des membres des 2 chambres du Parlement réuni en congrès, après avis de conformité de la Cour constitutionnelle ».

Si la Constitution du 20 janvier 2002 contient des dispositions pour sa révision, par contre, elle ne prévoit rien pour son changement ou son abrogation. Par ailleurs, l’expérience politique et constitutionnelle que l’on observe de par le monde, montre qu’un changement de Constitution est une opération exceptionnelle qui n’est envisageable que lorsqu’un régime politique s’effondre complètement par suite d’une révolution, d’une guerre ou d’un coup d’Etat.

D’un tel changement naît toujours une crise aiguë et persistante, crise qui entraîne non seulement un changement de régime, mais aussi celui de l’équipe gouvernante. Les circonstances entourant le déclenchement du changement de Constitution au Congo ne répondent pas à ce critère dégagé par la doctrine et confirmé par la pratique car, au moment où est opéré le changement de Constitution, on ne constate, ni un état de guerre, ni une crise institutionnelle au Congo Brazzaville.

Au contraire, les institutions de l’Etat issues de la Constitution de 2002 fonctionnaient très normalement. De plus, le changement de Constitution opéré ne correspond pas à un changement de l’équipe gouvernante car, l’objectif fixé par le pouvoir, est de permettre à l’équipe qui est en place, de perpétuer son régime, en faisant sauter le verrou interdisant la révision des dispositions intangibles, dont celles concernant le nombre des mandats du président de la République.

Si l’objet du référendum du 25 octobre était de faire évoluer les institutions comme le prétendait le pouvoir, la procédure de révision prévue par le titre 18 de la Constitution (articles 185, 186 et 187), constituait la seule voie juridiquement appropriée pour entreprendre les adaptations nécessitées par le contexte.

Tous les arguments avancés par le pouvoir pour justifier le changement de Constitution du 20 janvier 2002, qu’il s’agisse de son inadaptation au contexte, de la non prise en compte de la protection particulière des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap, de l’abaissement de l’âge de l’éligibilité, de l’égalité hommes/femmes, du statut de l’opposition, du droit présidentiel de dissoudre l’Assemblée, du droit de censure de l’Assemblée,  de l’ampleur de la réforme constitutionnelle envisagée, ou encore du caractère fondamental de certaines institutions créées, tout cela, pouvait être obtenu dans le cadre d’une révision constitutionnelle (article 86) quand elle ne relève pas de la loi ordinaire (article 111).

La Cour constitutionnelle saisie par le Président de la République n’a pas rempli son office. Elle avait le devoir de faire préciser par le Président de la République la question qu’il avait posée, en particulier  l’objet du référendum envisagé. La cour avait le devoir d’inviter le Président de la République à apporter des précisions à la fois sur le sens de l’expression « faire évoluer les institutions » et sur l’objet du référendum.

En l’absence de ces précisions, elle devait déclarer la requête irrecevable. Par sa décision du 17 octobre 2015, la Cour constitutionnelle a autorisé une violation caractérisée de la Constitution en vigueur. Elle a manqué à son devoir d’organe de régulation de l’activité des pouvoirs publics.  Le référendum du 25 octobre 2015 est inconstitutionnel.

En outre, la question posée au peuple lors du scrutin référendaire  était : « voulez-vous ou non que la Constitution de 2002 soit changée ? ». Cette question invitait le peuple non pas à voter pour une nouvelle Constitution, mais à dire simplement s’il ne voulait plus de la Constitution de 2002. C’est dire que la Constitution que le Président de la République a promulguée le 6 nombre 20015 n’a jamais été soumise à référendum. Elle n’a donc jamais été adoptée et ne peut produire aucun effet.

Par ailleurs, il importe de le rappeler : en droit, dès lors qu’on promulgue une nouvelle Constitution, cet acte abroge automatiquement l’ancienne. Du reste, le ministre de la justice l’a bien compris, lui qui a déclaré sur Télé Congo, au lendemain de la promulgation de la nouvelle Constitution que « la Constitution du 20 janvier 2002 a cessé de produire ses effets ».

Ainsi, avec l’abrogation de la Constitution de 2002, toutes les institutions de l’Etat subséquentes  ont été dissoutes, en commençant par l’institution Présidence de la République. Or, violant la règle du droit international qui veut que deux constitutions ne peuvent coexister, le pouvoir a introduit dans sa nouvelle Constitution un article (l’article 244) qui prescrit et maintient en vigueur, en tant que dispositions provisoires, des dispositions institutionnelles de la Constitution de 2002 jusqu’à la fin normale des mandats qui en sont issues. Il s’agit là d’une grande escroquerie politique.

En conséquence, l’UPRN ne reconnait, ni le référendum anticonstitutionnel du 25 octobre 2015, ni ses résultats imaginaires, ni la nouvelle Constitution promulguée par le Président de la République. Elle affirme sa détermination de poursuivre de façon pacifique, le combat pour le retour à l’ordre constitutionnel et pour la restauration de l’Etat de droit.

L’UPRN invite par ailleurs, le président de la République, à tirer les conséquences de sa décision d’abroger la Constitution de 2002 et de la dissolution immédiate de toutes les institutions de l’Etat issues de cette Constitution, dissolution engendrée par cette décision.

Chers camarades, chers amis,

Parallèlement à ce combat, nous appelons votre attention sur un autre enjeu majeur de la crise congolaise actuelle, à savoir, la transparence et l’équité de l’élection présidentielle de 2016 qui pointe  à l’horizon. Cette échéance électorale est capitale, car, elle ouvre les perspectives d’une alternance démocratique et pacifique au Congo, après 32 ans de dictature. A cette occasion, l’opposition congolaise a l’ardente obligation de battre le candidat du pouvoir quel qu’il soit. Cependant, comme les précédentes, la prochaine élection présidentielle est parasitée par le système électoral mafieux mis en place par le pouvoir depuis 2002. Ce système a pour mode opératoire les éléments ci-après :

1-    La mise en œuvre d’un cadre juridique partisan, notamment la loi n° 9-2001 du 10 décembre 2001, modifiée et complétée par les lois n° 5-2007 du 25 mai 2007, n° 9-2012 du 23 mai 2012 et n° 39-2014 du 1er septembre 2014, qui ravale la commission nationale d’organisation des élections (Conel) à un rôle de figurant dans le processus électoral  et qui  confie au ministère de l’intérieur et à ses démembrements, l’organisation de toutes les opérations pré-électorales, électorales et post-électorales, depuis le recensement, la définition du corps électoral, l’établissement des listes, la confection et la distribution des cartes des électeurs, l’acquisition et la distribution du matériel électoral, jusqu’au traitement et à la publication des résultats provisoires ;  

2-    Un fichier électoral manipulé et non fiable  truffé de nombreux électeurs fictifs, de noms d’enfants de moins de 18 ans, de personnes décédées et de nombreux étrangers (Congolais de la RDC, Rwandais, Centrafricains, Tchadiens, Camerounais) ;

3-    Une commission nationale d’organisation des élections aux ordres du pouvoir et composée quasi exclusivement des militants du PCT (parti au pouvoir) et de ceux des partis et associations  satellites ;

4-    L’exclusion  totale de l’opposition réelle de toutes les étapes du processus électoral ;

5-    La caporalisation des médias publics à des fins de propagande au profit du pouvoir ;

6-    De graves atteintes à la liberté de circulation, d’expression, de réunion, de cortège et de manifestation des   acteurs politiques de l’opposition ;

7-    Un financement partisan et injuste de la vie politique et des campagnes électorales ;

8-    Des fraudes électorales massives : majoration ou minorisation du nombre des électeurs selon les intérêts du pouvoir ; vote multiple pour un même électeur ; migration des électeurs d’une circonscription à une autre ou d’un bureau de vote à un autre ; création de bureaux de vote clandestins ; bourrage des urnes ; falsification des résultats sortis des urnes ; élimination de candidats régulièrement élus et nomination de candidats du pouvoir en lieu et place des élus réels, etc.

9-    La corruption à ciel ouvert des acteurs électoraux et l’achat des consciences ;

10-  L’instrumentalisation de la Cour Constitutionnelle, de la Cour Suprême, de l’administration électorale et de la force publique au profit des intérêts du pouvoir.

Grâce à ce système frauduleux, le pouvoir a depuis 2002, gagné toutes les élections qu’il a organisées. Il faut  mettre un terme à cette situation inadmissible. Pour ce faire, l’opposition rassemblée au sein du Frocad et de l’IDC doit refaire le rapport de force établi le 27 septembre à Brazzaville et le 17 octobre à Pointe-Noire, aux fins de contraindre le pouvoir à mettre en œuvre, les conditions d’une élection présidentielle libre, transparente et équitable en 2016. Ces conditions sont :

-         La convocation d’un vrai dialogue politique national inclusif, pour élaborer et adopter les nouvelles règles de la gouvernance électorale et construire les conditions permissives d’une alternance démocratique pacifique en 2016 ;

-         L’élaboration d’un chronogramme rigoureux et réaliste de l’ensemble des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales de l’élection présidentielle de 2016 ;

-         L’abrogation du cadre juridique qui régit les élections au Congo et notamment, la loi n°9-2001 du 10 décembre 2001, modifiée et complétée par les lois n° 5-2007 du 25 mai 2007, n°9-2012 du 23 mai 2012 et n° 39-2014 du 1er septembre 2014, portant loi électorale ;

-         L’adoption d’une nouvelle loi électorale, retirant au ministère de l’intérieur et à l’administration, la compétence de la réalisation des actes préparatoires des élections et instituant une nouvelle commission nationale d’organisation des élections, véritablement indépendante, dotée de la personnalité juridique, jouissant de l’autonomie financière et chargée de toutes les opérations pré-électorales, électorales et post-électorales ;

-         La refonte totale du fichier électoral, à la faveur d’un vrai recensement administratif spécial, débouchant sur la détermination d’un corps électoral fiable, l’établissement des listes électorales consensuelles et crédibles, l’introduction des cartes d’électeurs avec photographie et l’introduction d’un bulletin unique ;

-         L’adoption d’une loi portant nouveau découpage électoral, prenant en compte la démographie réelle de chaque circonscription électorale ;

-         L’implication de tous les partis politiques légalement constitués et de toutes les parties prenantes dans toutes les phases du processus électoral ;

-         La garantie réelle de la libre circulation de tous les acteurs politiques sur toute l’étendue du territoire national et la liberté pour eux de sortir du Congo et d’y revenir ;

-         La pratique réelle des libertés de pensée, d’expression, d’association, de réunion, de cortège, de manifestation et le libre exercice des activités des partis politiques ;

-         La garantie de la neutralité de l’administration électorale, de la force publique, de la Cour Constitutionnelle et de la Cour Suprême ;

-         L’inscription dans la nouvelle loi électorale, des dispositions relatives à un financement équitable et juste de la vie politique et des campagnes électorales ;

-         L’égalité de traitement de tous les acteurs politiques  dans la couverture médiatique des campagnes électorales ;

-         Le libre accès de toutes les sensibilités politiques aux médias publics et privés ;

-         L’autonomie de l’audiovisuel public et la formation professionnelle des journalistes ;

-         Le libre exercice du métier de promoteur de la presse audiovisuelle ;

-         La supervision, voire l’organisation de l’élection présidentielle de 2016 par les Nations Unies et la sécurisation de cette élection par des éléments de la force onusienne.

Pour contribuer à l’émergence de ces conditions, chaque militant de la Fédération UPRN de Brazzaville doit, là où il vit, là où il travaille, là où il étudie, là où il prie, là où il va, intégrer les populations et participer activement à leur sensibilisation et à leur  conscientisation sur les enjeux politiques de l’heure, pour les préparer à prendre part, avec l’ensemble du peuple congolais, à la restauration de l’ordre constitutionnel et à l’avènement de l’alternance démocratique en 2016.

Chers camarades, Chers amis,

Depuis les rassemblements historiques de l’opposition le 27 septembre à Brazzaville et le 17 octobre à Pointe Noire,  le pouvoir a instauré un état de siège qui ne dit pas son nom, à travers un déploiement impressionnant des forces armées et de police, des supplétifs, des miliciens et des mercenaires,  sur toute l’étendue du territoire national, dans le dessein de réprimer systématiquement les activités de désobéissance civile engagées par le Frocad et l’IDC.

Depuis ces dates, les populations vivent sous la menace des armes. Les 20, 21, et 22 octobre, de nombreux militants de l’opposition sont tombés sous les balles des forces de  répression du pouvoir. On dénombre à ce jour,  plus de 20 morts. A Pointe-Noire, il a été enregistré 47 militants blessés par balles et admis à l’hôpital Adolphe Cissé, (13 le 17 octobre ; 34 les 20, 21 et 22 novembre) ; 4 à l’hôpital départemental des armées  (le 17 octobre) ; 16 à l’hôpital de base de Tié-Tié (les 17, 20, 21 et 22 octobre) ; 23 à l’hôpital général de Loandjili.

Par ailleurs, depuis le 20 octobre, de nombreux militants de l’opposition sont arrêtés et emprisonnés arbitrairement ; d’autres sont enlevés et conduits dans des directions inconnues. A Gamboma, le 20 octobre, 13 membres de l’UPRN ont été arrêtés au cours d’une marche pacifique en pleine campagne référendaire. Ils ont été menottés comme de vulgaires délinquants et ont été transférés à la prison de Djambala où 4 d’entre eux, dont le Premier secrétaire, OKOUO ALOUNA MPAN, continuent de croupir jusqu’à ce jour et devront comparaitre mardi prochain au Tribunal de Gamboma.

Dans le même d’ordre d’idées, à Brazzaville et à Pointe-Noire, les résidences des dirigeants de l’opposition sont placées sous très haute surveillance policière.

Dans la capitale politique,  les principaux leaders de l’opposition sont interdits de sortir du Congo. Ceux de la capitale économique, sont interdits de sortir des périmètres de Pointe-Noire et du Kouilou.

A Brazzaville, sur instruction du maire central, toutes les salles publiques et privées ne peuvent plus accueillir les réunions de l’opposition. Tout parti de l’opposition réelle qui veut tenir une réunion, doit désormais obtenir une autorisation spéciale du Préfet de Brazzaville. La présente assemblée générale se tient au domicile du Premier secrétaire national de l’UPRN, parce que toutes les salles nous ont été refusées par le pouvoir.

De même,  des opérations d’intimidation et de corruption sont entreprises dans les milieux de l’opposition, aux fins de diviser et affaiblir le Frocad et l’IDC. Dans ce cadre, des contacts seraient actuellement pris par le pouvoir, en vue de mettre en place une nouvelle plate-forme satellite, qui naîtrait de l’éclatement du Frocad et de l’IDC, mais qui continuerait à  se réclamer de l’opposition.

Dans la même veine, une vaste campagne de dénigrement du Premier secrétaire national de l’UPRN, Mathias Dzon, a été organisée par le pouvoir et relayée par le journal «La Trompette » qui dans son numéro 014 du mardi 10 novembre 2015, s’est fendu d’un article intitulé : « Quand des opposants corrompus trahissent le peuple pendant que le pouvoir divise pour mieux régner».

Dans cet article non signé, le journal « La Trompette » range Mathias Dzon parmi les dirigeants du Frocad et de l’IDC corrompus par le pouvoir et publie sa photo à côté de celles de Paul Marie Mpouélé, Oba Blanchard et Jean-Baptiste Bouboutou, trois (3) personnalités de l’opposition qui ont fait sur Télé-Congo et sur DRTV, des déclarations publiques contraires aux positions proclamées par le Frocad et l’IDC.

Nous dénonçons avec la dernière énergie cet amalgame scandaleux et cette campagne de dénigrement d’un des rares opposants à ne pas s’être compromis avec le pouvoir depuis qu’il a quitté le gouvernement en 2002. Le journal « la Trompête » a en outre prétendu que Mathias DZON aurait vendu sa maison à Denis Christel Sassou Nguesso, fils du président de la République et que ce dernier aurait ordonné à son fils, de restituer sa maison à Mathias DZON et de lui laisser le bénéfice de l’argent versé pour l’achat de cette maison. Plus grave, le journal la « Tempête » a ajouté : « qu’en privé, Mathias DZON déclare que le président Denis Sassou Nguesso est son partenaire financier ».

Ces mensonges grossiers ont été repris et propagés par certains infiltrés du pouvoir au sein de l’opposition. Nous mettons en garde le journal « La Trompette » qui par ses calomnies injustifiées contre Mathias Dzon, joue  le jeu du pouvoir qui n’a qu’un objectif : casser la dynamique unitaire Frocad-IDC. Nous assurons Mathias DZON de notre entière confiance et de notre ferme soutien.

Chers camarades, Chers amis,

La démocratie congolaise est gravement menacée.

Pour la sauver, il n’y a qu’une seule issue : la mobilisation populaire. Oui, nous avons dit : mobilisation populaire. En effet, l’UPRN est et demeure un parti pacifique. Nous n’avons ni armes de guerre, ni milices privées, ni mercenaires. Nous sommes une opposition démocratique. Notre seule arme est le peuple. Mais pour contribuer au combat pour l’alternance démocratique, le peuple a besoin d’être informé, éclairé, sensibilisé, mobilisé.

Après les malentendus consécutifs à la mauvaise interprétation des comportements des uns et des autres au cours de la journée du 20 octobre 2015, il nous faut d’abord refaire l’opinion, en clamant haut et fort que notre combat n’est pas celui d’une partie du pays contre une autre (le nord contre le sud ou l’est contre l’ouest), mais un combat républicain pour la défense de la démocratie qui commande la participation de tous les Congolais sans distinction d’origine ethnique ou régionale.

 Il nous faut ensuite vaincre les peurs. En effet, le bombardement massif des populations au gaz lacrymogène, les morts, les arrestations, les enlèvements et les emprisonnements consécutifs aux évènements des 20, 21 et 22 octobre  ont engendré chez certains d’entre nous, de la peur. Il nous faut conjurer ces peurs distillées chaque jour par le pouvoir, si nous voulons contribuer à  l’œuvre collective de construction d’un Etat démocratique au Congo. L’histoire et le droit sont de notre côté.

L’expérience historique de par le monde a montré qu’aucune dictature, fut-elle la plus féroce, n’est venue à bout d’un peuple debout. N’ayons donc pas peur. Personne n’arrêtera la marche irréversible du peuple congolais vers la démocratie. Nous devons continuer à nous battre par des moyens non violents, pour défendre l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique. 

Dans cette perspective, au niveau de la Fédération de Brazzaville, notre devoir est de travailler inlassablement au renforcement de l’implantation de l’UPRN dans les 9 arrondissements, à travers la restructuration et la dynamisation des structures existantes, la mise en place de nouvelles cellules et de nouveaux réseaux associatifs, la mobilisation des différentes catégories sociales et socio-professionnelles (femmes, jeunes, élèves, étudiants, travailleurs, intellectuels, commerçants,  artistes, artisans, chômeurs, sans-emplois, retraités, personnes du 3ème âge, personnalités indépendantes, églises, patriotes sans parti, etc.).

Le but recherché est la remobilisation de la population de Brazzaville, pour refaire le rapport de force établi le 27 septembre 2015 au boulevard Alfred Raoul. C’est là un pari à notre portée. Réarmons-nous de courage et de détermination pour ne pas le perdre. La victoire est à ce prix.

Fait à Brazzaville, le 22 novembre 2015

 

 Le Bureau Fédéral

Rédaction



Commentaires articles
Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

42.Posté par Zotche BABA le 24/09/2016 16:35
Après sa conquête à la recherche de nouvelles puissances divines à satisfaire ses clients dans le domaine de la spiritualité, il fait surface encore de nouveau !!!En pratique depuis plus de 20ans à satisfaire ses clients dans le domaine de la spiritualité : Maître marabout féticheur surnommé BABA ZOTCHEKPONOTE qui signifie MA FLAMME EST ENCORE DEBOUT, mon étoile ne cessera jamais de briller du bénin, vient de se mettre à votre disposition depuis l’Afrique pour tout vos problèmes de spiritualité quelque soit votre pays.Vous qui aviez les larmes aux yeux, les déceptions d’amour, vous cherchez à avoir un enfant dans votre vie, les problèmes de foyer, de femme ou de mari, vous voulez être aimé par une personne, vous êtes vendeuse, chauffeur, électricien, fonctionnaire, commerçant, quelque que soit votre boulot, il y a de bon produit, le parfum ou le savon que vous allez vous laver avec et passer pour avoir une évolution parfaite et meilleur dans votre travail exercé. Des produits et rituels pour le retour d’affection pour faire revenir votre mari ou femme, calmé les tentions de foyer ou de couple, avoir une bonne harmonie dans votre famille, être aimé par son entourage, des amulettes que vous allez porter pour avoir un bon mari sérieux ou une bonne femme sérieuse dans votre vie. Vous voulez trouver le vrai amour, votre âme sœur,…Vous avez besoin de bonne place dans votre travail, vous voulez chasser des esprits mauvais qui vous dérange et vous empêchent d’évoluer dans votre vie .Vous êtes en chômage et en cherche un travail…Il existe aussi la valise mystique qui multiplie l’argent dans la chambre ou vous voulez le Bic magique pour apprenant pour aller aux concours et examens pour une réussite meilleur, ou autres…N’hésitez pas!! Tenter votre chance, essayez voire.Pour les intéressés,voici ci-dessous ces adresses pour le joindre.
contact téléphonique:(00229)66-75-21-17
adresse électronique: babazotchekponote@gmail.com

41.Posté par sam le 30/11/2015 10:45
chacun fait un retour de honte.

40.Posté par daniel fontaine le 24/11/2015 19:11
Un mauvais départ a toujours été synonyme d' une mauvaise arrivée .tel est aussi pour la situation de l' alliance de l' opposition qui a très mal commencer et par conséquent ne devait jamais produire des bons résultat

39.Posté par James le 24/11/2015 17:31
Je n'appellerai jamais ce groupe comme opposition radicale c'est plutôt une bande d'assoiffés égarés du pouvoir; nous n'avons pas d'opposants au Congo mais plutôt des agitateurs aigris. La violence et guerre ne devraient pas être ces mots qui sortiraient des bouches de leaders soi-disant d'une opposition digne de ce nom. C'est mollusque coalition ne durera plus longtemps!!!

38.Posté par Pepinette de lova le 24/11/2015 14:13
ceci n'est point etonnant l'opposition congolaise n'est pas une opposition radical mais une opposition demisionaire je croit que cette opposition ne sait plus quoi faire il est au abois il son en manque de stratégie en politique, une opposition qui ne peut prendre possesion sur une voix de stabilité et de paix ils continue avec leur monsonge alor que nous fils du pays continions le travaille avec notre bâtisseur infatigable qui n'est d'autre que le chef d'état.

37.Posté par bijou maloko le 24/11/2015 13:18
C' était une erreur de la part de cette opposition dit radicale de laisser en arrière plan les bases de leur parti respective et mettre la plate forme au devant de la scène déjà ces partis regroupés au sein de l'IDC/ FROCAD ne partageaient pas la même vision sauf celui de tous contre( Sassou) donc il n'est pas étonnant que la discorde renvoie vers les bases. " j' ai dit " !

36.Posté par David le 24/11/2015 12:47
Une classe politique soi-disant consciente vouée à servir et représentée le pays n'a qu'une stratégie que celle de la violence et d'inciter le peuple à la guerre et désobéissance civile.

35.Posté par James le 24/11/2015 12:44
Un guignol et usurpateur je cite Mathias Dzon, une opposition faible et affaiblie....... Boule d'ambiances!

34.Posté par Atysikia le 24/11/2015 11:30
L'union fait la force et cela est connu de tout le monde, alors comment leur union n'a pas pu générer une grande force? Cette décision de retourner au fief est une preuve de l'incohérence qui régnait au sein de cette union dite FROCAD/IDC, avec autant d'acteurs,ne pouvait qu'être une grande réussite pour l'opposition congolaise mais dommage ils n'ont pas pu. Animé chacun d'eux par une seule envie, celle de ne plus voir Sassou aux affaires et le remplacer en suite, ces acteurs politiques ne pouvaient pas aller plus loin car si Sassou est là c'est parce que Dieu l'a voulu et il ne pourra jamais laisser une union vivre. Le Congo est un Etat unitaire et ne reconnait qu'une seule autorité suprême au nom de Sassou N'guesso et cela restera ainsi jusqu'en 2016,un simple politicien comme Dzon Mathias ne peut pas donner une conduite à tenir aux congolais pour ses intérêts égoïstes. Le Congo ne pourra plus revenir sur un dialogue car tout à été déjà fait et personne ne leur avait empêché d'y participer. Pour un même sujet doit-on avoir combien de dialogue?

33.Posté par senghor le 24/11/2015 11:02
Lorsque la population congolaise entend tout ça , c'est-à-dire le fait que les leaders politiques qui s'étaient dans une coalition soit disant pour défendre son peuple , arrivent chacun à se disjoindre , c'est la confiance du peuple congolais qui est mis en enjeu . Ce que les leaders politiques doivent éviter à l'égard du peuple , étant dans un groupe pour une vision commune au profit du développement du pays c'est se séparer de ce groupe pour des raisons qui ne construisent pas la responsabilité de l'homme. Les leaders politiques au Congo marchent dans ce sens , voila pourquoi il n'y a pas souvent de l'entente au sein de chacun . Ce qui démontre que les leaders politiques congolais ne conjuguent pas souvent leurs efforts pour chercher à servir leur nation mais ils le font simplement , parce qu'ils veulent commander pour des honneurs , ils veulent occuper une fonction à vie , ils veulent occuper une fonction pour installer toute sa famille. A ce moment le peuple n'est plus considéré , il est très écarté de sa nation .

32.Posté par senghor le 24/11/2015 10:59
Lorsque la population congolaise entend tout ça , c'est-à-dire le fait que les leaders politiques qui s'étaient dans une coalition soit disant pour défendre son peuple , arrivent chacun à se disjoindre , c'est la confiance du peuple congolais qui est mis en enjeu . Ce que les leaders politiques doivent éviter à l'égard du peuple , étant dans un groupe pour une vision commune au profit du développement du pays c'est se séparer de se groupe pour des raisons qui ne construisent pas la responsabilité de l'homme. Les leaders politiques au Congo marchent dans ce sens , voila pourquoi il n'a pas souvent de l'entente au sein de chacun . Ce qui démontre que les leaders politiques congolais ne conjuguent pas souvent leurs efforts pour chercher à servir leur nation mais ils le font simplement , parce qu'ils veulent commander pour des honneurs , ils veulent occuper une fonction à vie , ils veulent occuper une fonction pour installer toute sa famille. A ce moment le peuple n'est plus considéré , il très écarté de sa nation .

31.Posté par leopold le 24/11/2015 10:40
Pas trop étonnant de constater les plate-formes , l'IDC et le FROCAD exprimer les sentiments de regagner leurs sièges où chacun est maitre . Il est remarqué ce comme si les deux régimes ont été crées spécialement pour mettre en défit le parti au pouvoir , ce qui est aberrant au sein de notre société . La population congolaise n'adhère plus ces valeurs , qui sont apparemment des antivaleurs : le fait de créer une coalition pour à tout prix écarter un individu quelconque qui aura mis du temps au pouvoir. C'est la sincérité des leaders politiques qui ferra deux , des personnages auxquels , le peuple congolais pourra compter . Par rapport à ce qu'on constate , les acteurs politiques congolais n'inspirent plus confiance à leur peuple , ce qui ne doit pas continuer comme ça pour éviter qu'un peuple fasse confiance à un étranger un jour .

30.Posté par DAISY ONDONGO le 24/11/2015 10:38
Mais il n'a pas honte il se disait capable et intelligent d'être réunis en semble ,qui est ce qu'il fait a parle seul avec son parti ? vraiment c'est du n'importe quoi .

Finale tous ils veulent être candidat aux élections présidentielle , ils ne savent plus quoi faire; chacun a son œil sur l'autre nous comprenons leurs objectifs était de dégage sassou pour faire du Congo se qu'ils veulent , .tous sont assoiffée du pouvoir ils le font non pas pour l'amour du pays nous avons tous vu leurs réactions ces deniers mois que pouvons nous attendre de se genre de personne.

29.Posté par DAISY ONDONGO le 24/11/2015 10:36
Mais il n'a pas honte il se disait capable et intelligent d'être réunis en semble ,qui est ce qu'il fait a parle seul avec son parti ? vraiment c'est du n'importe quoi .

Finale tous ils veulent être candidat aux élections présidentielle , ils ne savent plus quoi faire; chacun a son œil sur l'autre nous comprenons leurs objectifs était de dégagez sassou pour faire du Congo se qu'ils veulent , .tous sont assoiffée du pouvoir ils le font non pas pour l'amour du pays nous avons tous vu leurs réactions ces deniers moi que pouvons nous attendre de se genre de personne

28.Posté par Salomon le 24/11/2015 10:32
Ce ci n'est point étonnant l'on savait déjà dès le début s'aurait put finir ainsi entre ces membres de l'opposition radicale , cela est dû à leurs manque d'expériences politique . Une alliance politique qui c'est brisée même pas plus d'une années cela prouve complètement que c'était juste une bonde qui était au service de nuire la stabilité du peuple congolais.

27.Posté par segar ngala le 24/11/2015 10:20
Ces deux plate-forme étaient elles crées pour défendre les valeurs du peuple congolais ? Ce qui stupéfait , c'est lorsque ces deux plate forme s'étaient créés au moment où était en actualité le débat de la constitution. On a l'impression que cela était crée uniquement pour former une coalition contre le pouvoir en place , pourtant le peuple congolais ne fait qu'attendre aux leaders politiques congolais , des projets pour alimenter le pays , alors que ces leaders politiques au lieu d'être crédible au peuple , dans le quoi faire ne cessent pas de présenter des défaillances au sein de la plate-forme , ce qui peut conduire à l'écroulement de la plate-forme .

26.Posté par DAISY ONDONGO le 24/11/2015 10:14
Un discours vaine au lieu de pensé à contribue à la bonne marché de son pays il veut se faire justifie. en tout cas ,cet homme de l'opposition rêve debout avec tout ce qu'il a voulus cause au pays donc pour lui le pouvoir en place devrais se jour là leurs donné accès a détruire le pays et il se dit entrain de défendre la nation..

25.Posté par NAPOLEON BONAPARTE BOLEZ le 24/11/2015 10:03
C'est bien une conclusion logique.
C'était un MARIAGE de RAISON, non pas un MARIAGE de COEUR.
Regardez au tour de vous: tous les mariages de raison n'ont jamais eu longue vie. Jamais et jamais ils ne l'auront. Les mariages de cœur, eux oui. Ils durent à jamais.

24.Posté par SIDNEY MBOKOKO le 24/11/2015 10:01
Je suis un peut déçu de comprend qu'il y a encore des congolais qui passent leurs temps a écoute du n'importe quoi.Je n'est pas entendu dans son discours si sa femme et ses enfants fut présent pendant les jours de l'appel d'une guerre civils, je n'est point entendu qu'entre eux les opposants il a eu une personne qui fut blessé ou a donne sa vie pour milité ; tout simple pour dire qu'ils vous exploitez et vous sacrifiez pour leurs propres intérêts .dites moi ci cela semble t-il normal pourquoi ils n'ont ils pas été présent avec leurs famille pour sois disons milité avec vous ?

23.Posté par paul Massamba le 24/11/2015 09:22
L'opposition congolaise n'est pas une opposition radicale; c'est une opposition démissionnaire.

1 2 3

Les Top News | Sur le net | Sur les réseaux sociaux | Dépêches | Sur la blogosphère | Dans la Presse | Dans les kiosques | Tribunes et analyses | À l' International | Intox ou Vérité | Clips & Spots | Arrêt sur image | Tribune Libre | Message Usager




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso



Arrêt sur image

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle


Portail242.info en direct

Les PtitZ' Annonces