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Violences faites aux femmes : le Cercle Jérémie Okemba tire sur la sonnette d’alarme

CONGO-Brazzaville, 26 mars, (CONGO-SITE) - Le Cercle Jérémie Okemba (CJO) a organisé, le 24 mars dernier, à Brazzaville, une conférence-débat au cours de laquelle il a attiré l'attention de l’opinion nationale et internationale sur le danger potentiel des violences faites aux femmes.



Initiée par la présidente de l’Association «Femme ne pleure pas», Mme Georgette Okemba, cette conférence-débat a porté sur le thème : « Force de l’ordre face aux femmes victimes d’agressions violentes». Elle visait à circonscrire au mieux le combat actuel pour éradiquer toute forme de violence, de discrimination et d'agression dont sont victimes les femmes.
 
Quatre communications ont été présentées, hormis les discours de circonstance des dirigeants du CJO. Celles du directeur central de la police judiciaire, Jean Roger Kouni Oogone ; du membre de l’Association des femmes Juristes du Congo ; Mme Orlove Loubaki ; du sociologue et maitre-assistant à l’université Marien Ngouabi, Raoul Ngoyendzi ; du psychologue et maitre-assistant, Ntsiba Madzou.
 
La secrétaire en charge des questions féminines et du genre du CJO, Princia Obira, a indiqué que sur 624 millions de femmes victimes des agressions multiformes chaque année, selon le rapport de l’ONU publié en 2016, seulement 15 millions bénéficient des services de la police, soit un pourcentage de 8,26%.

Les communications animées par les représentants de l’université Marien Ngouabi ont suscité plus de débat. Le sociologue a fait l’apologie des mariages polygamiques, en référence au code congolais de la famille. Tandis que le psychologue a fait recours à certains mots, comme «la promotion canapé», en faisant allusion à l’obtention de certaines faveurs par les femmes en échange de leurs charmes.

Ces interventions ont suscité la réaction de la présidente de l’Association des femmes juristes du Congo, Mme Jocelyne Milandou. Cette dernière a vivement critiqué la thèse du sociologue faisant l’apologie des mariages polygames et celle du psychologue parlant de la «promotion canapé ». Mme Milandou a invité les hommes à discipliner leur libido.

Elle a indiqué qu’on a besoin des psychologues et sociologues pour l’éducation et  la thérapie des femmes victimes des violences et non pour les condamner et les vilipender. Elle n’a pas manqué de souligner la responsabilité de l’Etat et de féliciter la police qui fait désormais attention à l’accueil des victimes des violences.

Dans l’ensemble, la conférence-débat a permis aux participants d’être édifiés sur le rôle de la police et des ONG dans l’orientation des victimes des agressions et violences multiformes. Les pistes de solutions proposées ont mis un accent particulier sur la reconstruction des victimes par le dialogue, l’éducation. Le rôle des parents et de l’Etat s’imposant avec acuité.

La conférence-débat a permis à chaque femme et fille de connaître les démarches à entreprendre lorsqu'elle est victime d'une violence ou d'une agression sexuelle de la part d'un homme.

Gall Moumbéti


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