Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

Un plaidoyer pour la paix et la sécurité durables en RDC attendu de Brazzaville

La 8ème réunion du haut niveau du mécanisme de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo (RDC) et la région a été consacrée au choix judicieux d’un plaidoyer, en vue d’un lendemain meilleur dans ce pays et dans la région des Grands Lacs.



La réunion a connu la participation de six Chefs d’Etats ont pris part à ce Sommet, notamment Denis Sassou N’Guesso du Congo ; Faustin-Archange Touadera de la République Centrafrique (RCA) ;  Joao Manuel Gonçalves Lourenço d’Angola ; Edgard Lungu de la Zambie, Joseph Kabila Kabange de la République démocratique du Congo (RDC), et Paul Kagamé du Rwanda.

Le Secrétaire Exécutif de la CIRGL, Zachary Muburi-Muita ; le président de la commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat ; et l’envoyé spécial du Secrétaire Générale des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Saïd Djinnit  y ont été aussi présents.

 A l’ouverture des travaux, le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso, a rappelé que la paix n’a pas de prix, mais il faut des acteurs déterminés à la promouvoir et à la consolider. «En concentrant nos réflexions et notre action sur la situation socio-politique et sécuritaire en République Démocratique du Congo, nous nous engageons dans la recherche de solutions pour le retour à une paix durable dans ce pays frère », a-t-il dit.

Le nouveau président de la CIRGL, M. Sassou N’Guesso, a évoqué l’urgence de matérialiser les principes constructifs de l’Accord-cadre, que les Etats doivent continuer à considérer comme un mécanisme essentiel qui mène à la stabilité de la RDC et dans la région. Signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba (Ethiopie), cet Accord-cadre prévoit un certain nombre de réformes pour préparer le terrain à la reprise économique et la démocratisation de la RDC.

Aux yeux de la RDC, l’Accord-cadre est intéressant d’autant plus qu’il est le premier document dans la gestion de la crise qui indique clairement que le problème de fond n’est pas interne à la République démocratique du Congo, mais une agression. Ce qui est justifié par les engagements pour d’autres pays de la région. En plus pour Kinshasa, l’Accord-cadre n’aurait de sens que s’il est suivi de sanctions du Conseil de Sécurité des Nations unies.

Des progrès ont été constatés dans la mise en œuvre de cet Accord-cadre, malgré la persistance de quelques crises dans la région. L’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région se situe dans le prolongement de nombreux accords antérieurs qui, depuis l’invasion de la RDC par l’AFDL en 1996 et la chute du régime de Mobutu en 1997, visent à restaurer la paix, la sécurité et la coopération dans ce pays et dans la région.

En effet, confrontée à une situation de « ni guerre ni paix » entretenue par des mouvements récurrents politico-militaires (AFDL, RCD, MLC, CNDP, M23…) parrainés par d’autres pays, la RDC va d’accords de paix en accords de paix : Accord de cessez-le-feu de Lusaka le 30 juillet 1999 ; Accord de paix entre la RDC et Rwanda du 31 juillet 2002 à Prétoria, en Afrique du Sud ; Accord entre la RDC et l’Uganda du le 6 septembre 2002  à Luanda ; Accord global et inclusif sur la transition en RDC du 17 décembre 2002, à Sun City (Afrique du Sud) ; Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans le Région des Grands Lacs du 15 décembre 2006, à Naïrobi (Kenya).

Il y a également les deux Actes d’engagement signés à Goma en janvier 2008 par les groupes armés respectivement du Nord Kivu et du Sud Kivu, à l’issue de la Conférence de Goma pour la paix, la sécurité et le développement dans les provinces du Nord et du Sud Kivu, en janvier 2008 ; Accord de paix entre le Gouvernement et le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), signé le 23 mars 2009 à Goma ; enfin l’Accord-cadre sur la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans la Région du 24 février 2013, à Addis-Abeba.

Tous ces Accords se réfèrent aux principes de la Charte de l’ONU et de l’Acte constitutif de l’Union africaine, en ce qui concerne la souveraineté nationale, l’intégrité du territoire, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la non-agression, l’interdiction pour tout Etat membre de permettre l’utilisation de son territoire comme base pour l’agression ou la subversion contre un autre Etat membre.

Pour la plupart, ils ont été conclus sous l’égide ou en présence de la communauté internationale. Ils ont contribué à l’amélioration de la situation sécuritaire en RDC, mais n’ont pas réussi à restaurer la paix et la stabilité partout dans ce pays et  à un niveau satisfaisant.

Le Président Denis Sassou N’Guesso qui a horreur de voir les démarches de résolutions de la situation catastrophique en RDC tourner en rond, veut que l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région puisse produire des effets escomptés. D’où son appel un plaidoyer  pour le lendemain m d’espérance dans ce pays et dans la région.

Gos-Gaspard Lenckonov


International | Politique | Économie | Culture | Écologie | Sports | Science et technologie | Santé




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso



Arrêt sur image

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Gos-Gaspard Lenckonov | 15962 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
Valère Lékoumou | 8994 vues
00000  (0 vote)

Portail242.info en direct

Les PtitZ' Annonces