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Soudan : rien n’a changé


Brazzaville, 12 avril – (CONGO-SITE) - Omar el-Béchir, le Président du Soudan, a été chassé du pouvoir suite aux contestations populaires qui ont duré plus de trois mois dans le pays. Mais, les Soudanais qui croyaient à la fin du régime militaire sont déçus après l’annonce de la mise en place d’un Conseil militaire, qui devra diriger le pays pendant deux ans de transition.



Les manifestations contre le régime de Béchir ont commencé le 19 décembre 2018, provoquées par l’augmentation du prix du pain. En effet, à cause  d’une inflation de près de 70% par an, le Soudan fait face à un grave déficit en devises étrangères. Le pays a perdu les trois quarts de ses réserves pétrolières depuis l'indépendance du Soudan du Sud, en 2011. Cette situation a permis à la lutte contre l’augmentation du prix du pain de prendre une autre ampleur, allant jusqu’à la lutte pour le départ du régime.

Omar Hassan el-Bechir (75 ans) est arrivé au pouvoir le 30 juin 1989 grâce à un coup d’Etat. Il a tenté de durcir le ton, instaurant l'état d'urgence dans tout le pays. Mais, les contestataires sont restés déterminés.

La situation s’est aggravée à partir du 6 avril, quant la population a pris d’assaut le quartier général de l’armée, malgré les répressions de la police, demandant aux militaires de prendre position à leurs côtés et d’exiger le départ du chef de l'Etat et son régime.

La volonté du peuple soudanais a été faite jeudi 11 avril 2019. Awad Ahmed Ibn Auf, le ministre de la défense, a annoncé la destitution et l’arrestation du chef de l’Etat. Répondant à l’appel des organisateurs de la contestation, des centaines des Soudanais se sont rassemblés dans Khartoum, la capitale, scandant « liberté, paix, justice».

Mais, alors qu'ils s’attendaient à un gouvernement de transition dirigé par un civil, Awad Ahmed Ibn Auf, le ministre de la défense a annoncé la mise en place d’un Conseil militaire, dirigé par lui-même. Il est secondé par le chef d'état-major de l'armée, le général Kamal Abdelmarouf.

Des milliers de manifestants qui se trouvaient encore devant le siège de l'armée ont exprimé leur mécontentement après l’annonce du Conseil militaire. «Les gens sont en colère et vraiment déçus. Ils n’ont fait que changer un militaire pour un autre, une armée pour une autre. Ce n’est pas ça, la démocratie. Nous allons rester ici le jour la nuit et tous les jours qui viennent», rapporte www.voaafrique.com.

Ils doivent se réjouir du soutien de Washington, qui a demandé à l'armée d'intégrer les civils dans un gouvernement d'ouverture. « Le peuple soudanais a dit clairement qu'il voulait une transition dirigée par des civils. Les Etats-Unis continuent d'appeler les autorités de transition à la retenue et à faire de la place pour une participation de civils au sein du gouvernement», a déclaré Robert Palladino, le porte-parole de la diplomatie américaine.

Gos-Gaspard Lenckonov



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