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Sibiti : trois présumés trafiquants d’ivoire encore à la barre

Arrêtés en flagrant délit de détention et circulation illégales, tentative de commercialisation de deux pointes d’ivoire, le 25 novembre 2017 à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou, Moussa Luc Chardin, Madzou Jean Bernard et Nguembé Moungala Amour seront à nouveau devant la barre du Tribunal de Grande Instance de cette ville le 2 février prochain.



Sibiti : trois présumés trafiquants d’ivoire encore à la barre
Les précédentes audiences portant sur cette affaire ont eu lieu le 15 décembre 2017 et le 19 janvier 2018. Au cours des celles-ci, les trois prévenus ont tous reconnu les faits qui leur sont reprochés. Le verdict portant sur cette affaire ne saurait tarder. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme.

Les trois présumés trafiquants d’ivoire ont été arrêtés par des éléments de la direction départemental des Eaux-et-Forêts et des services de la Gendarmerie nationale,  grâce aux informations et appui du Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF). Ils sont tous de nationalité congolaise. Leurs âges varient entre 31 et 50 ans. Ils ont été déférés à la maison d’arrêt de Sibiti le 30 novembre 2017.

 Moussa Luc Chardin, considéré comme acteur principal dans cette faire, serait poursuivi pour abattage d’une espèce intégralement protégée, détention et circulation illégales des trophées d’une espèce intégralement protégée. Les ivoires saisis ont été dissimulés dans un sac dans lequel on a pu retrouver la viande de brousse boucanée. Ivoires provenant de la forêt, dans une localité frontalière avec le Gabon.

Chasseur d’éléphants et bien d’autres espèces animales sauvages dans le département de la Lékoumou, Moussa Luc, après avoir massacré les éléphants, utiliserait pour le transport des ivoires, les sacs de viande de brousse  pour tromper la vigilance des agents des services de contrôle le long de la route Komono-Sibiti. Il pourra aussi être poursuivi pour chasse en période de fermeture. Les bêtes saisies avaient été incinérées ce, dans le but de donner un signal fort  en cette période de fermeture de chasse.

Les deux autres prévenus sont poursuivis pour complicité de détention et de circulation illégales des trophées d’une espèce intégralement protégée. Ils utiliseraient les véhicules de la société SOCOFOR pour évacuer les ivoires de la forêt jusqu'à la principale route. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme.

Pourtant, au Congo-Brazzaville l’éléphant fait partie des espèces animales intégralement protégées, conformément à l’Arrêté n°6075/MDDEFE / CAB du 9 avril 2011 déterminant les espèces animales intégralement et partiellement protégées.

«L’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées  sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration  des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique », stipule l’article 27  de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.   

Gall Moumbéti


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