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Procès de de Jean-Marie Michel Mokoko : un défi pour l’accusé et la justice


Congo-Brazzaville, 8 mai – (CONGO-SITE) – Le procès du général Jean-Marie Michel Mokoko, qui s’est ouvert le 7 mai 2018, est un défi à relever pour l’accusé et l’accusateur. Le général Mokoko doit démontrer, jusqu'à l'évidence, son inculpabilité. La justice doit prouver la véracité des faits qui sont reprochés à l’accusé.



Le palais de justice (à gauche), le jour de l'ouverture du procès de JMM Mokoko
Le palais de justice (à gauche), le jour de l'ouverture du procès de JMM Mokoko
Le verdict de l’affaire Jean-Marie Michel Mokoko est impatiemment attendu par les Congolais. Le général à la retraite est accusé «d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, détention illégale d’armes et minutions de guerre».

Mais, il a nié les faits : «Je l’ai déjà dit à plusieurs reprises lors de mes différents interrogatoires, que je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés. Il y a beaucoup de faits qui sont surfaits», a-t-il déclaré à l'ouverture de l'audience.

Depuis 2016, certaines voix donnent une connotation politique à l'affaire Jean-Marie Michel Mokoko. Pour la simple raison que ce dernier a été arrêté après la présidentielle de mars 2016, dont il était candidat. 

Le gouvernement et la justice précisent et signent qu’il est accusé «d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, détention illégale d’armes et minutions de guerre».
 
Jean-Marie Michel Mokoko a été d’abord cité dans une affaire de vidéo, dans laquelle on le voit «installé dans le bureau d’un avocat parisien, dont le nom n’avait pas été divulgué, en train de détailler les conditions d’un coup d’Etat qu’il s’apprêtait à réaliser avec l’aide d’hommes de main qui se revendiquaient des services français».
 
Le général à la retraite détaillait les mesures et effectifs de protection entourant le Président Denis Sassou N’Guesso, discutait de la liste des officiers supérieurs à neutraliser. Il rassurait ses interlocuteurs qu’ils seront ses «partenaires au développement», une fois le putsch réussi.
 
Face à la caméra, Jean-Marie Michel Mokoko s’appliquait à répéter sa déclaration de prise de pouvoir, au cours de laquelle, il justifiait le recours à un coup d’État. La situation  ne lui laissait pas d’autre choix, disait-il.
 
Dans un entretien à l’AFP, en mars 2016, il avait reconnu les faits tout en soulignant qu’il s’était fait piéger dans cette affaire de vidéo. Il avait ensuite indique que cette question de la vidéo avait été réglée en famille, donc à l'amiable, avec le président Sassou N’Guesso. 
 
Le 7 mai 2018, la Cour a révélé que lors d’une perquisition au domicile de Jean-Marie Michel Mokoko, il avait été saisi, entre autres, onze fusils d’assaut de type PMK, dont huit avec crosses pliables et trois en bois ; treize grenades ; trois castors ; trois caisses de munitions de PMK de 7,62 m ; des portes ceintures avec grenades et vingt chargeurs garnis de PMK. 
 
Entre la Cour et l’accusé, qui dit vrai ? L’opinion nationale veut savoir toute la vérité. Que le droit soit lu et dit objectivement. Car, « nul n’est au-dessus de la loi».

Valère Lékoumou



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