Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

Liberté conditionnelle de Gbagbo : pourquoi la CPI a-t-elle exclu la Côte d'Ivoire ?


Brazzaville, 6 février – (CONGO-SITE) – L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, ne jouit pas encore de sa liberté. Acquitté le 15 janvier par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l’humanité, il a été libéré le 1er février dernier. Mais, la CPI a préféré de l’envoyer en Belgique, alors que la Côte d'Ivoire est aussi membre de la CPI et Gbagbo y a une grande famille.



Laurent Gbagbo a été conduit en Belgique via les Pays-Bas, où il a passé quatre jours. Le temps pour à la CPI de finaliser les négociations avec la Belgique, de préparer ses documents de voyage, et de régler les questions relatives aux conditions qu’elle a imposées.

«M. Gbagbo est désormais en liberté conditionnelle en Belgique», a indiqué mardi une source de la CPI. Mais, sa liberté est conditionnelle. Parmi les conditions figurent l’obligation pour Laurent Gbagbo de résider dans un Etat membre de la CPI, en attendant un éventuel procès en appel. La procureure a indiqué qu’elle pourrait faire appel de son acquittement, une fois qu’aura été remis le jugement d’acquittement par écrit.

Laurent Gbagbo pouvait, pourtant, rentrer dans son pays, membre aussi de la CPI. Mais, la Cour a choisi de l’envoyer en Belgique. La ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a indiqué samedi dernier que la CPI avait « demandé à Bruxelles d’accueillir l’ancien président ivoirien parce qu’il a une famille à Bruxelles : sa deuxième épouse et un enfant ». Des instructions ont été données pour lui délivrer un visa de type C, qui est une autorisation de séjour pour 90 jours. Ce visa lui permettra d’aller s’enregistrer comme résident dans la commune belge qui l’accueille.

Mais, Laurent Gbagbo doit pointer chaque semaine et n’est pas autorisé à s’exprimer publiquement sur son affaire. Il doit se présenter à tout moment à la CPI et ne peut pas voyager en dehors de la circonscription dans laquelle il sera établi. Il  doit remettre son passeport au greffe.

Selon le porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères, la Belgique a accepté d’accueillir Laurent Gbagbo sur son sol parce que sa deuxième femme épouse, Nady Bamba, et l’un de ses fils résident dans ce pays. Pourtant, la plus grande famille de l’ex-président ivoirien se trouve en Côte d’Ivoire.

L’affaire Laurent Gbagbo a divisé la CPI. La défense a demandé une mise en liberté immédiate, tandis que la procureure générale, Fatou Bensouda, veut le maintenir en détention. Et pour cause. Selon le site ivoirien Koaci, la procureure générale de la CPI aurait une dent contre le Président ivoirien, Alassane Ouattara. Elle avait demandé à Alassane Ouattara de lui envoyer Simone Gbagbo pour qu’elle fasse aussi objet de poursuite devant la juridiction internationale.
 
Mais, Alassane Ouattara avait déjà déclaré qu’il n’enverrait plus d’ivoiriens à la CPI et que la justice ivoirienne était fonctionnelle. « Bensouda dénonce le non-respect des autorités ivoiriennes de son obligation de lui remettre l’ex-Première Dame », a rapporté le site Koaci.

Gos-Gaspard Lenckonov



Nouveau commentaire :

International | Politique | Economie | Culture | Ecologie | Sports | Science et Technologie | Santé




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso



Arrêt sur image

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Gos-Gaspard Lenckonov | 20037 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
Valère Lékoumou | 11390 vues
00000  (0 vote)

Portail242.info en direct

Le DEBAT sur l'ACTUALITE
Les PtitZ' Annonces