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Les réformes de l’UA : on en parle toujours


Brazzaville, 11 février – (CONGO-SITE) – Les réformes de l’Union Africaine (UA) engagées par le Président sortant de cette organisation panafricaine, le Chef de l’Etat rwandais Paul Kagame, sont encore au centre du 32ème sommet de l’UA qui se tient depuis hier 10 février à Addis-Abeba, en Ethiopie. L’Egyptien Abdel Fattah Al-Sissi, qui vient de prendre la tête de l’UA, semble vouloir se démarquer de la démarche de son prédécesseur.



Parmi les Chef d’Etat présents à ce sommet figure le Congolais Denis Sassou N’Guesso. Dans la capitale éthiopienne, les dirigeants africains se penchent sur la réforme de l'UA, une institution vieille de 55 ans. L’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale (ZLEC) et la question du financement font parties des éléments de cette réforme.

Le projet ZLEC a été adopté le 21 mars 2018 à Kigali (Rwanda) par les chefs d’Etat. Selon certains observateurs, ce projet ouvre la voie à la création d’un marché unique de plus de 1,2 milliards d’habitants. Cinquante-deux pays l’ont déjà signé et dix-neuf Parlements nationaux l’ont ratifié. Il manque trois ratifications pour que ce projet soit définitivement adopté.

Concernant le financement de l’UA, le rapport préparé par l’équipe constituée par Paul Kagame souligne que l’UA n’a pas les moyens de ses ambitions, son budget opérationnel de 800 millions de dollars étant financé à hauteur de 80% par des bailleurs de fonds occidentaux. Ainsi, l’équipe a recommandé de prélever une taxe de 0,2% sur les importations des Etats dans le but de constituer un « fonds pour la paix » destiné à financer les opérations de paix et sécurité.

Parallèlement, dans un souci d’équilibrer le paysage réparti entre les grands et les petits pays, une réflexion a été lancée pour revoir les barèmes de cotisations des Etats de sorte que le total des contributions des cinq plus grands pays du continent ne soit pas supérieur à 40% du total du budget de l’organisation continentale. cette politique vise à contenir l’influence des grands pays.

Près de la moitié des cinquante-cinq pays de l’UA ont accepté de payer cette taxe de 0,2% sur leurs importations extra-africaines pour réduire la dépendance de l’organisation à l’égard des bailleurs de fonds étrangers. Les négociations se poursuivent avec les pays qui préfèrent payer leurs quotes-parts selon d'autres modalités. 

En outre, un compromis a été trouvé sur la fusion du département de la paix et sécurité avec celui des affaires politiques ; de celui du commerce et de l’industrie avec les affaires économiques. L’objectif étant de réduire le nombre des commissaires ramené de huit à six.

Cependant, d’autres questions demeurent sans suite favorable. Par exemple, celle portant sur la nomination du vice-président et des autres commissaires par le président de la Commission de l’UA. Les Chefs d’Etat considèrent cela comme une perte de leurs prérogatives face à l’exécutif de l’UA.

Cette méfiance des Chefs d’Etat à l’égard de la Commission est un revers pour le tandem réformateur et complice qu’ont constitué pendant l’année écoulée le patron de la Commission de l’UA le Tchadien Moussa Faki Mahamat et le président sortant de l’UA le Rwandais Paul Kagame. Elle s’inscrit dans la rivalité historique entre les Chefs d’Etat et l’exécutif de l’UA,  a expliqué un analyste de l’ISS sur RFI.

Ainsi, certains observateurs de l’évolution de l’Afrique pensent que le nouveau Président en exercice de l'UA ne poursuivra pas les réformes engagées par son prédécesseur. D’autres avancent qu’il a intérêt à le faire.

«Ces réformes sont pourtant capitales  et bénéficient d’un très large consensus sur le continent. Contrairement aux anciens présidents de la Conférence de l’UA , Paul Kagame a poursuivi énergiquement son programme de réformes et a exercé une influence considérable sur les orientations prises par l’organisation en 2018. (…) Le bilan du président rwandais a beau être mitigé, ses efforts en 2018 ont suscité un véritable élan et ont été couronnés de plusieurs succès concrets», a affirmé Robert Malley, président et directeur général de l’International Crisis Group, cité par RFI.

 

Valère Lékoumou



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