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Le dialogue alternatif de l’opposition radicale ouvre la voie au référendum

L’opposition radicale a tenu, du 26 au 29 juillet 2015, à Brazzaville, un dialogue dit alternatif. Au terme des travaux, les participants ont annoncé qu’ils transmettraient les conclusions de ce dialogue au Président de la République, par le biais du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation. Entre-temps, les participants au dialogue national sans exclusive de Sibiti avaient déjà remis leurs conclusions au Chef de l’Etat. Face à ces deux documents aux points de vue divergents, le Président Denis Sassou, qui a toujours été au-dessus de la mêlée, risquera de ne se prononcer en faveur d’une partie quelconque. Comme il l’avait déjà avertit, Denis Sassou N’Guesso sera contraint de consulter le peuple. Ainsi, l’opposition radicale qui a toujours rejeté le référendum aura largement ouvert la voie au référendum et hypothéqué l’alternance politique en 2016.



Le dialogue alternatif de l’opposition a regroupé des représentants des partis et associations membres du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (FOCAD) ; du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) ; de la Convention pour l'action, la démocratie, et le développement (CADD) ; etc. Lors d’un entretien avec la presse, le 28 juillet, le rapporteur général de ce dialogue, René Serge Blanchard Oba, a déclaré : «Nous sommes des républicains, nous ne contestons pas l'autorité de l'Etat. Nous soumettrons nos conclusions au président de la république qui aura en ce moment-là deux grilles de propositions, donc assez de matière pour décider en conséquence»

Il a précisé que
le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation était le canal par lequel les conclusions de ce dialogue parviendront au Chef de l’Etat. «C'est le ministère qui nous gère, nous les partis politiques. Donc, nous suivrons le même canal pour que les conclusions arrivent au Président de la République. Dès jeudi, nous les rendrons disponibles et il pourra les recevoir sans problème", avait-il ajouté.

Il y a de quoi donner raison à ceux qui ont qualifié ce dialogue de l’opposition radicale d’«une vraie escroquerie d’une opposition divisée». Ce dialogue qui a été organisée par une opposition de façade qui, à moins d’un an de l’élection présidentielle de 2016 est toujours incapable de produire un leader valable et accepté de tous les partis et associations de l’opposition, moins encore un programme alternatif réaliste. Et pour cause, c’est Au Congo, il n y a pas d’avenir politique dans l’opposition. «C’est une opposition gouvernée par les besoins et le volume de l’estomac. Très peu d’opposants ont été fabriqués hors du pouvoir. En cas d’alternance politique, il y a sérieusement un doute sur la capacité de l’opposition à gouverner le pays», écrit Appolinaire Ngolongolo dans Médiapart, du  11 septembre 2014.

C’est faute de politique alternative à proposer au peuple que l’opposition radicale rejette  tout : concertations nationales, dialogue de Sibiti, référendum. Le référendum est défini de la manière la plus simpliste comme un procédé de démocratie semi-directe par lequel l'ensemble des citoyens d'un territoire donné est appelé à exprimer une position sur une proposition qui leur est soumise, concernant «une mesure qu'une autre autorité a prise ou envisage de prendre» (Julien Laferrière). C’est un instrument de démocratie directe parce que permettant au peuple d’intervenir directement dans la conduite de certains domaines de la politique nationale.

Même si c’est la décision de convoquer le référendum appartient au Président de la République, les résultats d’un référendum peuvent ou ne pas servir à consacrer la légitimité du Président de la République et de sa majorité. Pour le cas du Congo, si les résultats du référendum que le pouvoir est en train de préparer et dont la tenue «risque» d’être accréditée par l’opposition (si elle remet ses conclusions au Chef de l’Etat) donnent lieu à la révision ou modification de la Constitution, il est clair que le Président Denis Sassou N’Guesso sera libre de briguer ou non un autre mandat présidentiel. L’opposition radicale aura alors commis l'erreur la plus grosse de son histoire.
 

L’alternance politique hypothéquée en 2016

Le 24 mars 2015, le site Congo-Site publiait un article intitulé : «Si le Congo rate l’alternance démocratique en 2016, la faute reviendra à l’opposition». Dans cet article, l’auteur, Gos-Gaspard Lenckonov, démontrait que c’est une grosse erreur de la part de l’opposition de penser que l’alternance politique pourra venir du pouvoir. Par là, l’auteur rappelait clairement le rôle de l’opposition politique et celui du pouvoir. L’histoire pourra lui donner raison.

On appelle alternance politique, le basculement du pouvoir d’un camp politique à un autre par le moyen d’une élection au suffrage universel. L’alternance politique concilie la continuité des institutions avec le renouvellement des élites. Cependant, l’alternance démocratique ne peut s’opérer que s’il existe une bipolarisation des forces politiques : d’un côté une majorité qui cherche à conserver le pouvoir, et de l’autre une opposition qui cherche à ravir le pouvoir. Pour ravir le pouvoir, l’opposition doit mettre en œuvre une politique efficace sur la base d’un projet de société réaliste. Le discours de l’opposition doit être guidé par les points inscrits dans son projet de société. Ce qui n’est le cas pour l’opposition radicale congolaise.

Faute de stratégie politique sûre et de cohésion certaine, l’opposition radicale risquera de faire échouer l’alternance politique qu’elle-même attend  en 2016. Pour camoufler ses insuffisances sur le manque de cohésion qui règne en son sein, l’opposition spécule que le PCT pratique la tactique de la fragmentation de l’opposition. Entre la majorité et l’opposition, il y a deux attitudes qui ne peuvent pas se concilier.

Si l’opposition n’arrive pas à  mettre en œuvre des stratégies crédibles et démocratiques pour arracher le pouvoir dans les urnes, la majorité met en place des mesures pour le conserver. Puisque l’action de la majorité présidentielle tient à encourager la création de nombreux partis se réclamant de la «majorité présidentielle» et à susciter ou à entretenir des scissions au sein des partis de l’opposition perçus comme une menace à sa domination politique. Parmi les stratégies de la majorité figure l’accélération de la décomposition interne de l’opposition.

Bath Samuella (Cap2016.Club)



Commentaires articles

1.Posté par fabrice keyoua le 01/08/2015 12:41
je pense que, sincèrement, si nous acceptons et continuons dans cette initiative de tout faire passer par dialogue et de rechercher systématiquement l'unanimité dans les décisions, ce beau pays(qui est nôtre) fera encore plus que ce qu'il a déjà fait...

2.Posté par Mombeti Gall le 03/08/2015 09:26
Monsieur Gall, vous avez su le dire. L'opposition ne sait pas qu'elle va commettre une grosse erreur en remettant les conclusions de son dialogue au Président. Elle a rejeté toutes les propositions faites par le chef de l'Etat pour que chacun donne son point, préférant aller se camoufler au siège de l'UPADS et sorti des conclusions qu'elle entend remettre au président. Pour quelle fin?

3.Posté par Mombeti Gall le 03/08/2015 13:57
Quand on observe l'agir des acteurs politiques du Congo, toute obédience confondue, l'on se rend compte que le Congo-Brazzaville n'a que peu d'hommes politiques. Pourquoi se mettent-ils à se lamenter à la place du peuple qui est détenteur du pouvoir? Pourquoi s'opposer à la révision de la constitution lorsqu'on est sûr que le peuple est derrière soi? Si l'opposition pense réellement qu'elle a le peuple derrière elle, pourquoi tient-elle à ce qu'elle appelle "verrous", même s'il n'existe en réalité pas de verrous dans cette constitution? De toutes les façons, ceux qui parlent de verrous seront les premiers à les enlever, une fois arrivés au pouvoir. De 1990 à 1991, ils ont exigé l'augmentation des salaires. Mais, quand ils sont arrivés au pouvoir, ils étaient les premiers à les réduire. Qui a oublié cette histoire. Quelle leçon les gens comme les Itadi, Moukouéké, Martin Mbéri, etc. veulent donner aux gens?

4.Posté par max goma le 03/08/2015 15:18
évidemment que l'opposition radicale ne dispose d'aucun projet de société. Tout leur combat politique est centré sur la personne du président de la république Denis Sassou N'gueso. ils ont tellement peur des urnes car n'ayant pas de projet, alors ils passent tout leur temps à chanter violence et soulèvement parce que c'est le seul qu'ils ont aujourd'hui pour arriver au pouvoir. Ce que le peuple congolais ne veut pas. Tous ceux qui choisissent cette voie ne sont pas dignes devant le peuple. Pour gagner une élection, il faut avoir un projet et une personnalité, j'insiste car ce sont ces deux aspects que le peuple juge lors des élections. Ce qui n'est pas le cas des opposants dits radicaux dans notre pays. Comment voulez-vous que le peule se range derrière de telles personnalités? cela n'arrivera jamais, pas même en rêve. Le peuple ne veut pas revenir en arrière et refuse de céder à la violence sur laquelle compte l'opposition radicale. Il veut exprimer son choix librement et dans la paix.

5.Posté par roony kanga le 03/08/2015 16:40
Je croix fermement que l'initiative de passer par un dialogue avant toutes agissement, engagement et décisions qui est essentiellement nécessaire et bien même primordial pour la vie et l'avenir de ce pays, est la meilleur. Et si on pourra continuer la pratiquer au quotidien cela deviendra quelque chose d' excellent; et de là on peut espérer à une nouvelle République prospère. Si au contraire on laissai tous le monde rester dans son coins et penser de ce qui le semble bon, on y arrivera jamais à réaliser tout ce qu'on a comme projet pour que notre pays se propulse! puisque y 'a des gens qui ne veulent que détruire ce qu'on a eu a construire depuis 2000 jusqu'à nos jours tels que la paix, la stabilité, les infrastructure... qui aujourd'hui fait que bon nombre de gens soit fière d'être Congolais en regardant comment leur pays se modernise. Alors pourquoi ne voulez-vous pas préserver leur fierté à eux et à tous les congolais que nous y sommes?

6.Posté par patricia taty le 05/08/2015 18:45
Je reste très choqué par le refus de ces frondeurs à aller au referendum,
Que cache t-il derrière ce refus ? es ce un manque de programme claire vison à l'alternatif du programme de société du président Denis SASSOU NGUESSO ? pire encore pour la plus part qui y ont contribuer de par leur fonction à un moment ou un autre entre 2002 date de l'élaboration de la constitution à ce jour.
Aussi la possibilité est donnée à toutes les parties et sociétés civils de se proposer acteur (bureau ou commission) pour la bonne tenue du dit referendum.

Monsieur les responsables politiques pourquoi inciter la population à se tenir prêt pour un soulèvement ,si vous mêmes avez déjà mis vos familles à l’abri et réserves des billets d'avion vers l’extérieur?
laissons le peuple décider comme ce fut le cas en 1990 avec la conférence nationale souveraine .

7.Posté par palias lilas le 06/08/2015 09:50
le concept de la démocratie est définis comme étant le pouvoir du peuple et par le peuple, mai il est claire d'aller a un référendum car aucune constitution au monde n'est intangible et avec cette allure ou vont les choses cette constitution est un problème pour l'opposition qui incite les jeunes a la violence.

8.Posté par Carles Tomba le 16/08/2015 18:00
certes nous ne voulons plus des maitre manipulateur à des incitations qui guidera le pays à une guerre civile, alors cela est une bonne chose d'aller au référendum pour enfin avoir une dernière conclusion . parce que le pouvoir ce donne par le peuple ou c'est un don de la nature.

9.Posté par NAPOLEON BONAPARTE BOLEZ le 14/12/2015 08:33
Il valait la peine ce dialogue. Le Congo s'ouvre enfin vers une nouvelle ère.

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