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Le Congo-Brazzaville et la BM préparent un projet de gestion des pestes


Congo-Brazzaville, 5 juillet – (CONGO-ITE) - La République du Congo et la Banque mondiale (BM) sont en train de préparer un Projet de transformation de l’agriculture en Afrique de l’Est et du Centre (ECAAT), d’un montant de 7 millions de dollars Etats Unis, dont 50% sous forme de don IDA. C’est une initiative régionale, avec la participation de sept pays, notamment le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, la République du Congo, la République Démocratique du Congo et le Rwanda.



Le représentant résident de la BM au Congo, Djibrilla Issa.
Le représentant résident de la BM au Congo, Djibrilla Issa.
L’objectif de développement du projet ECAAT est d’améliorer la collaboration régionale, afin d’augmenter la productivité, la résilience et la compétitivité au Congo, des chaines de valeur que sont : le manioc, la banane plantain, le maïs, les oléagineux (arachide et soja) et l’aménagement des terres, ainsi que d’accroître l’accès des exploitants agricoles du pays au marché régional des produits agricoles et agroalimentaires.
 
Le projet ECAAT est placé sous la tutelle du Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique. Il sera mis en œuvre, pour une durée de cinq ans, dans deux stations de recherche (Loudima et Oyo), sous la coordination technique de l’Institut National de Recherche Agronomique (IRA). L’UNCP/ECAAT bénéficiera de l’appui du PDAC pour l’acquisition des biens et services et la mise en œuvre des politiques de sauvegardes environnementale et sociale.
 
Au niveau national, le Projet de transformation de l’agriculture au Congo fait le lien indispensable entre la recherche agricole, la formation agricole, la vulgarisation, la production, les entreprises agroalimentaires et les marchés, à travers la mise en œuvre de ses composantes.
 
ECAAT est classé en catégorie environnementale B, soit un projet dont les impacts environnementaux ne sont pas significatifs. Pour sa mise en œuvre, les politiques de sauvegarde ont été déclenchées, notamment la Politique opérationnelle OP4.09, sur la lutte anti parasitaire qui a conduit à la préparation d’un Cadre de Gestion des Pestes (CGP).
 
En effet, la mise en œuvre du Projet ECAAT induirale développement de filières agricoles pouvant nécessiter la gestion des pestes à travers notamment l’utilisation des pesticides de synthèse.
 
Le PGP est aussi conçu pour minimiser les effets potentiels négatifs sur la santé humaine, animale et l’environnement pouvant en découler, et pour promouvoir la gestion intégrée des pestes.
 
La gestion des pestes et pesticides  interpelle plusieurs catégories d’acteurs dont les rôles et les modes d’implication ont des impacts qui peuvent influer de façon différenciée sur l’efficacité de la gestion au plan environnemental et sanitaire : les Ministères en charge de la Recherche  Scientifique, de l’Agriculture, des Forêts, de l’Environnement, de la Santé, le Comité National de Gestion des Pesticides, les Communautés locales de Gestion des Pesticides, les Opérateurs Privés, les Laboratoires de recherche, les groupes de Producteurs , les Partenaires Techniques et Financiers. 

Le circuit de distribution et de commercialisation des pesticides repose, pour l’essentiel, sur la vente informelle. Très peu de structures privées professionnelles sont agrées dans cette activité. Des statistiques fiables de la consommation de pesticides au Congo ne sont pas disponibles. L’inventaire des produits chimiques réalisé en 2014 est actuellement en cours d’actualisation à la Direction Générale de l’Environnement. Le contrôle de la conformité des pesticides par rapport à leur étiquette est l'un des contrôles dits prioritaires. Mais il manque dans le pays les infrastructures nécessaires pour la réalisation de ce contrôle.
 
Les pesticides sont parfois utilisés de façon incontrôlée, ce qui pose fondamentalement un problème d’information et de sensibilisation. Les Producteurs agricoles ne disposent pas de magasins appropriés de stockage des pesticides. La plupart des usagers privés, y compris les populations, ignorent l’usage adéquat et pertinent des pesticides et les différentes méthodes alternatives notamment dans le cadre de la gestion intégrée des pestes. D’où la nécessité du renforcement des capacités, concernant notamment la formation sur l’utilisation des pesticides et les méthodes alternatives pour un meilleur conseil dans la lutte anti-vectorielle.
 
Toutefois, parmi les produits à risque, on peut citer les pesticides qui sont répertoriés dans les POPs (Polluants Organiques Persistants) : DDT (dichlorodiphenyltrichloroethane) ; Aldrine ; Chlordane ; Dieldrine ; Heptachlore ; Hexaclorobenzene ; Mirex ; Toxaphène.
 
Aussi, pour renverser ces tendances négatives concernant les limites de la gestion rationnelle des pestes et des pesticides dans le cadre du projet, le plan d’action proposé permettra d’initier un processus, et d’appuyer la réponse nationale dans ce domaine.  Les objectifs poursuivis par le Plan de Gestion des Pestes sont : la promotion des méthodes de contrôle biologique ou environnemental des nuisibles, en vue d’une réduction de la dépendance aux pesticides chimiques de synthèse, et un meilleur encadrement de l’acquisition, manutention et usage desdits pesticides chimiques lorsque nécessaire.
 
Il sied de signaler que le Projet ECAAT ne financera pas l’acquisition des pesticides, mais il mettra l’accent sur la promotion de la lutte intégrée.
 
Les objectifs poursuivis par le Plan de Gestion des Pestes sont : la promotion des méthodes de contrôle biologique ou environnemental des nuisibles, en vue d’une réduction de la dépendance aux pesticides chimiques de synthèse, et un meilleur encadrement de l’acquisition, manutention et usage desdits pesticides chimiques lorsque nécessaire.
 
L’Unité Nationale de Coordination du Projet ECAAT (UNCP/ECAAT), le CNGP, la Direction de la Production Agricole et de la Protection des Végétaux (DPAPV) et la DGE assureront la supervision nationale. Les services déconcentrés de ces structures auront la responsabilité du suivi environnemental de proximité dans les sites d’intervention du projet. La Direction de l’hygiène du Ministère de la Santé et de la Population participera aussi au suivi sanitaire externe dans les sites d’intervention du projet.
Le coût de la mise en œuvre du PGP du projet ECAAT a été évalué à la 24 millions (24 000 000)FCFA pourtoute la période du projet.
 
Le Plan de Gestion des Pestes du Projet ECAAT peut être consulté à l’Unité de Coordination du Projet (Institut National de Recherche Agronomique), à Brazzaville, Avenue des Jeux Africains, face au Stade Alphonse MASSAMBA DEBAT, BP : 2499 Brazzaville, République du Congo. Tel : (+242) 226118005/Courriel : iracongo.dg@gmail.com/pdacmaep@mail.com

Valère Lékoumou



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