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La 3ème réunion sur les tourbières en mars prochain à Brazzaville

La 3ème réunion des partenaires de l’Initiative mondiale sur les tourbières (IMT) se tiendra du 21 au 23 mars 2018, à Brazzaville. Elle sera organisée conjointement par la République du Congo et la République démocratique du Congo (RDC).



C’est ce qu’indique le communiqué final des entretiens entre les ministres de l’Environnement de deux pays, tenue le 10 février dernier à Kinshasa. Les ministres Arlette Soudan Naunolt du Congo-Brazzaville et Amy Ambatobe du Congo-Kinshasa ont souligné la nécessité de la mise en place d’un comité conjoint pour l’organisation cette réunion.

La 3ème réunion sur les tourbières regroupera des experts des deux Congo et d’autres pays des régions tropicales couvertes par les tourbières comme l’Indonésie et le Pérou. Elle permettra de renforcer les capacités des parties prenantes pour la conservation, la restauration et la gestion à long terme des tourbières ; de trouver un consensus sur la vision à l’horizon 2050 : les étapes clés pour une action conjointe de 2018-2020 ; les objectifs stratégiques 2020-2050.

En outre, les ministres Arlette Soudan Naunolt et Amy Ambatobe se sont accordés sur la mise en place d’une coordination pour la protection et la valorisation des tourbières de la Cuvette congolaise, qui viennent d’être découvertes par des scientifiques.

Situées dans le bassin du Congo, dans une zone de 145.000km2 de superficie (plus que l'état de New-York), ces tourbières constituent un immense réservoir qui a accumulé à peu près 30 milliards de tonnes de dioxyde de carbone au cours des 11.000 dernières années, indique une étude publiée en janvier dernier dans le magazine ’’Nature’’. L’étude ajoute que ces tourbières tropicales de la Cuvette congolaise, considérées actuellement comme les plus grandes du monde, doivent être bien protégées afin de préserver la planète contre le réchauffement climatique. 

Les tourbières sont faites d'éléments végétaux partiellement décomposés, qui s'empilent pendant des milliers d'années. Ce type de sol couvre à peu près 3% de la surface de la Terre, mais contient plus de carbone que toutes les plantes et tous les arbres du monde, affirment des scientifiques. 

Etant donné qu’elles absorbent et enferment autant de carbone, la destruction des tourbières représente une grande menace pour le climat. World Resources Institue indique qu’en Indonésie et en Malaisie, où les fermiers nettoient les tourbières pour faire de la place pour leurs plantations d'huile de palme, le carbone qui s'en échappe chaque année équivaut aux émissions de 70 centrales au charbon.

D’où l’intérêt pour les deux Congo de mutualiser les efforts afin de protéger cet immense réservoir découvert dans leurs frontières, qui était encore mal connu du monde sien scientifique. Sans doute à cause du difficile d’accès à la zone pendant la saison des pluies.

«Nos connaissances sur les tourbières sont surtout basées sur l’étude de ces milieux au Canada, dans le Nord de l’Europe et en Sibérie. Or, dans ces zones les tourbières sont essentiellement composées d’une végétation basse, à base de mousses appelées sphaignes. C’est très différent sous les tropiques, où les tourbières ressemblent davantage à des forêts», relève Edward Mitchell, responsable du Laboratoire de biodiversité du sol de l’Université de Neuchâtel.

Différents types de tourbières

Il existe plusieurs types de tourbières, à distinguer suivant le mode d’alimentation en eau initial : si l'eau des tourbières provient des pluies, des neiges ou du brouillard, on parle des tourbières ombrogènes ou ombrotrophes, appelées encore tourbières hautes. Si l'eau provient d'écoulement, de ruissellement permanent sur une pente, il s’agit des tourbières soligènes ou tourbières basses.
 
Si l'eau est piégée dans des dépressions et des des cuvettes, il s’agit des tourbières topogènes ou flottantes à leurs stades initiaux. Des scientifiques soulignent que de nombreuses tourbières sont d'abord topogènes avant de devenir ombrogènes.
 
Si les tourbières se créent par formation de radeaux flottants à la surface d’étangs ou de lacs, surtout en montagne ou dans des traces,  on parle des tourbières limnogènes. Et  si l’eau provient des inondations périodiques par une nappe alluviale, il s’agit des tourbières telmatogènes.
 

Gaspard Lenckonov


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