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L’OMS exige la création des comités nationaux de lutte contre les faux médicaments

Congo-Brazzaville – (CONGO-SITE) - Plus de 800.000 personnes meurent chaque année dans le monde à cause des faux médicaments. Face cette situation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) demande aux Etats de mettre en place des comités nationaux pour endiguer le trafic des faux médicaments et leur marché illicite.



Le 22 mars 2018, à Brazzaville, à l’occasion de la célébration de la Journée de mobilisation contre les faux médicaments, le Dr Ray Mankelé, lisant le discours de la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo, a recommandé la réglementation pharmaceutique. Il a souligné que la circulation des produits falsifiés constituait une source d’appauvrissement pour les communautés et les systèmes de santé qui  les achètent.

La représentante de l’OMS au Congo, par le biais du Ray Mankelé, a aussi appelé à la création des points focaux pour les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés. Ces structures devraient servir de liens avec le dispositif des Etats membres. Elles constitueraient des responsables de la réception, la communication des informations relatives aux produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés, ainsi que de la réponse à apporter.

Selon l’OMS, environ 10% des médicaments qui circulent dans les pays en développement sont contrefaits. Dans les pays émergents le ratio varie entre 10 et 15%, contre 30% dans les pays développés. L’Afrique  est la principale victime du trafic de faux médicaments L’OMS précise que 30% à 70% des médicaments vendus en Afrique sont contrefaits. 

«Depuis 2013 à ce jour, 1.500 cas de produits de qualité inférieure ou falsifiés ont été signalés. Parmi ceux-ci, figurent les produits antipaludiques et les antibiotiques. 42% de ces produits venaient d’Afrique subsaharienne, 21% des Amériques et 21% de la région européenne», a souligné la représentante de l’OMS au Congo, dans son discours.

Au Congo-Brazzaville, la ministre de la Santé et de la Population, Jacqueline Lydia Mikolo, a affirmé l'adhésion du Congo à la convention Médicrime. « Le Chef de l’Etat a initié, personnellement, les étapes qui conduiront à la signature de la convention européenne Médicrime, avant la fin de l’année. Car, aucun Etat ne peut vaincre seul le fléau des faux médicaments», a-t-elle déclaré. 

Au nombre des mesures prises par le gouvernement congolais pour lutter contre les faux médicaments figurent : la mise en place d’une commission d’homologation des médicaments et d’un système de pharmacovigilance ; le renforcement de l’autorité nationale de réglementation pharmaceutique ; l’élaboration du projet portant création du programme national de lutte contre les produits médicaux faux et les circuits illicites ; du projet portant création du laboratoire de contrôle de qualité des produits de santé.

Sur le plan régional, le Congo souscrit au plan opérationnel d’action 2016-2020 de lutte contre les faux médicaments des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), dans le cadre de la mise en œuvre de la politique pharmaceutique commune.

Valère Lékoumou


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