Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

Emmanuel Macron se rend compte de la mauvaise politique africaine de la France


Brazzaville, 17 mars – (CONGO-SITE) – Le Président français sort d’une visite officielle de quatre jours en Afrique de l'Est, précisément à Djibouti, en Ethiopie et au Kenya. Emmanuel Macron a pu se rendre compte de l’influence chinoise en Afrique, favorisée par la bonne politique africaine de la Chine, comparativement à la politique africaine de la France.



Entre la France et la Chine en Afrique, s’agit-il désormais d’une rivalité commerciale ou de géopolitique? Les deux. Quelques chiffres pour mesurer le défi : il y a treize ans, les trois principaux partenaires commerciaux de l’Afrique, au sens large, étaient dans l’ordre les Etats-Unis, la Chine et la France.

Aujourd'hui, c’est la Chine d’abord, suivie de l’Inde et des Etats-Unis. La France est au 7e rang. Au cours de cette même période, l’Europe a augmenté ses échanges avec l’Afrique sub-saharienne de 40%, la Chine de 225% et l’Inde de près de 300%.

Le danger de la dépendance à la Chine
 
Alors, en se rendant en Afrique de l’Est, qui est en pleine croissance économique, Emmanuel Macron n’a pas contesté le rôle positif que pouvait jouer la Chine. Il a juste mis en garde ses interlocuteurs à Djibouti, Addis-Abeba et Nairobi, de la dangerosité d’être trop dépendant d’un seul fournisseur, d’un seul investisseur et d’un seul créancier. Parce qu’à Djibouti, par exemple, 70% de la dette bilatérale est due à la Chine.

En Ethiopie, la dette publique a quadruplé en dix ans et ce pays émergent est l’un des trois plus endettés en Afrique vis-à-vis de la Chine avec le Kenya et le Mozambique.

Or, que se passe-t-il lorsque la Chine restructure ou annule une partie de la dette de ses débiteurs? Elle demande des concessions en échange qui peuvent être économiques, avec des zones franches défiscalisées, comme en Ethiopie, ou même militaires avec un agrandissement de sa base à Djibouti à moindre prix. Bref, la Chine fait en Afrique ce qu’elle fait aussi dans son environnement asiatique : elle prête pour que les pays investissent et lorsqu’ils ne peuvent plus rembourser, elle réclame des avantages par rapport à ses concurrents pour devenir plus hégémonique.

Message sans ambiguïté
 
Est-ce que cette stratégie a un rapport avec les fameuses nouvelles routes de la soie de Xi Jinping? Bien sûr, c’est Christine Lagarde, la patronne du FMI, qui disait d’ailleurs l’an dernier : « Il ne faut pas que les pays qui acceptent d'accueillir des chantiers des routes de la Soie aient le sentiment que c'est un repas gratuit ».

Emmanuel Macron, lui, dès sa première visite à Pékin, avait souhaité que ces nouvelles routes commerciales soient assorties d’investissements qui fonctionnent dans les deux sens. Que ce soit réciproque.

C’est donc ce qu’il a répété en Afrique de l’Est, qui est en train de devenir la gare de triage des Chinois sur ces grands axes. Avec la proposition d’une offre alternative moins coûteuse pour les finances publiques africaines et plus profitables aux intérêts africains et français. A quelques jours de la visite en France du président chinois, on dit à Paris que c’était là une façon de placer la barre, d’envoyer un message sans ambiguïté.
Source : www.lejdd.fr, du 16/03/2019

Gos-Gaspard Lenckonov



Nouveau commentaire :

International | Politique | Economie | Culture | Ecologie | Sports | Science et Technologie | Santé




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso



Arrêt sur image

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Gos-Gaspard Lenckonov | 22896 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
Valère Lékoumou | 12964 vues
00000  (0 vote)

Portail242.info en direct

Le DEBAT sur l'ACTUALITE
Les PtitZ' Annonces