Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

Elections libres en Afrique: Un début de « démocratisation » annonciateur de « lendemains meilleurs »

L’année 2016 confirmera le réveil démocratique africain, malgré le trébuchement de certains Etats, présage le géopoliticien Lucien Pambou.



Certains pays africains ont réussi à éviter le chaos en 2015, témoignant de la capacité du continent africain à se frayer un chemin sur la voie de la démocratie et de la stabilité.

  Ceci étant, ces pays ont réussi l’organisation d’élections présidentielles pacifiques. Une avancée que le géopoliticien et africaniste Lucien Pambou, membre du comité de rédaction de la revue Géopolitique africaine, rattache à « un début de démocratisation des institutions en Afrique », dans un entretien avec Anadolu.

   L’exemple le plus en vue ne serait autre que le Burkina Faso qui vient d’élire son président, après une période transitoire d’un peu plus d’un an. Laquelle période transitoire fut déclenchée suite au renversement de l’ancien président Blaise Compaoré par un mouvement de la rue, le 31 octobre 2014.

   La route vers le salut au pays des hommes intègres était pourtant parsemée d’embûches. Le général Gilbert Diendéré du Régiment de la sécurité présidentielle (ex-garde de Blaise Compaoré) était aux commandes d’un putsch raté le 17 septembre, en vue de préserver tous les avantages de l’ex-garde présidentielle.

Mais il a fini par obtenir le résultat inverse de celui recherché, puisque le président de la période transitoire Michel Kafando et le Premier ministre Yacoba Isaac Zida arrêtés lors de la tentative de putsch par les hommes de Diendéré, ont finalement été libérés et l’ordre normal a été rétablit, sous pression de la communauté internationale. Ce putsch raté a, toutefois, engendré le report du scrutin présidentiel et les élections législatives du 11 octobre au 29 novembre.

  Sacre de l’activisme de son peuple assoiffé de démocratie et de la sagesse d’une large partie de la classe politique : le Burkina est parvenu, le 29 novembre, à élire son nouveau président conformément aux règles et lois requises. Le candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Roch March Christian Kaboré a été élu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 29 novembre, avec 53.46 % des voix, selon les résultats officiels.

  Le nouvel homme fort du pays a promis de se remettre aussitôt au travail pour satisfaire les besoins des Burkinabé et jeter les fondements du progrès de son pays. Le peuple y a largement adhéré.

  Quoiqu’il soit l’exemple le plus en vue, le Burkina Faso ne détient toutefois pas le monopole de la réussite. La Côte d’Ivoire a également fait sa marche. Alors que les  pronostics faisaient allusion à une nouvelle crise électorale  après celle de 2010-2001 qui avait opposé Alassane Ouattara au président sortant Laurent Gbagbo, faisant 3000 morts selon l’ONU, le scrutin du 25 octobre s’est déroulé pacifiquement et Pascal Affi Nguessan, candidat du Front populaire ivoirien et concurrent principal d’Alassane Ouattara a félicité ce dernier, qui a remporté les élections avec 83,66% des voix.

  L’heureux élu a promis de consolider davantage le processus de réconciliation nationale et de poursuivre la relance économique de son pays, pour confirmer son statut de locomotive de l’Afrique de l’ouest.

  L’éclosion des fleurs de la démocratie a, de surcroît, été perçue  au Togo, où le chef de l'État sortant, Faure Gnassingbé, a remporté l'élection présidentielle au  avec 58,75 % des suffrages exprimés contre 34,95 % des voix obtenues par son principal adversaire Jean-Pierre Fabre, selon la commission électorale. Un scrutin qui n’a enregistré aucun acte de violence notoire, malgré les tractations politiques qui l’avaient précédé.

  Toujours en Afrique francophone, c’est le Bénin, qui en rajoute à l’euphorie. Les résultats des législatives du 27 avril, donnant le parti du président Boni Yayi, les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), vainqueur avec uniquement 33 sièges sur 83 contre 13 sièges pour le premier parti d’opposition, l’Union fait la Nation (UN), 10 places pour le deuxième, le Parti du renouveau démocratique (PRD) et 7 députés pour l’Alliance RB-RP (Les 20 députés restant proviennent de sept autres partis politiques), illustrent la transparence de l’opération électorale qui s’est déroulée dans de bonnes conditions. Plus, le président Boni Yayi ne se présentera pas à l'élection de 2016.

  En Afrique anglophone, les expériences nigériane et tanzanienne sont aussi des exemples de réussite. Au Nigéria l’opposant Muhammadu Bouhari a en effet remporté les élections face au président sortant Goodluck Jonathan, avec 53,9 % de voix contre 44,96 %. Des résultats acceptés par toutes les parties prenantes.

En Tanzanie, le candidat du parti au pouvoir, John Magufuli, a été proclamé président de la République, le 29 octobre, à l'issue du vote du 25 du même mois, avec 58 % des voix. Une victoire confirmée par l’instance électorale malgré une certaine opposition, au départ, mais vite dissipée, de son concurrent principal, le candidat d'opposition et ex-Premier ministre tanzanien, Edward Lowassa.

  Ce réveil démocratique perçu dans divers Etats africains ne peut être étudié en dehors de tout un contexte politique et socioculturel qui se veut le couronnement de toute une histoire riche en péripéties et soubresauts.

«Dans les Etats que vous citez, les leaders ont bien compris, après tant d’expériences vécues, que l’alternance vaut beaucoup mieux que la répression et la violence. Ils ont, ce faisant, admis que l’alternance est un moyen de construction politique, sociale et économique», analyse M.Pambou.

Si plusieurs pays sont parvenues à une alternance de pouvoir réussie, certains pays trébuchent encore.

Ainsi, au Burundi, les manifestations contre un troisième mandat "non-constitutionnel" de Pierre Nkurunziza déclenchées depuis avril dernier, ont fait des centaines de morts et engendré l'exode de plus de 200 mille Burundais vers les pays voisins.

En République démocratique du Congo, des difficultés persistent également en relation avec la présidentielle de 2016, vu qu’une large partie de la classe politique et de la population refuse la modification de la Constitution par le président Joseph Kabila pour se maintenir au pouvoir.

De même, au Congo Brazzaville, une certaine grogne se fait entendre du côté de l’opposition qui s’est opposée au référendum constitutionnel d’octobre pourtant approuvé à hauteur de 92,96% des voix.

Mais désormais, tous les regards sont tournés vers la Centrafrique, où des élections générales, maintes fois reportées, se tiendront mercredi et devront permettre au pays, qui a plongé dans le chaos depuis décembre 2013, de mettre fin à une période de transition de plus de deux ans, et envisager une reconstruction.

Seule l'année 2016 confirmera, "le réveil démocratique africain, malgré le trébuchement de certaines nations", présage l'analyste.


AA.Com.Tr



Commentaires articles
Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

23.Posté par ekolo moko le 31/12/2015 17:32
Chaque chose a son temps. Il est donc temps, selon les règles constitutionnelles de mettre en marche les choses. L'année 2016 c'est certes l'année des élections présidentielles, cependant, cela ne doit pas faire naître des préjugés.

22.Posté par NAPOLEON BONAPARTE BOLEZ le 31/12/2015 09:40
Il est vrai que l'Afrique accuse un grand retard dans plusieurs domaines.
L'Afrique met les moyens en oeuvre pour remporter le pari démocratique.

21.Posté par NAPOLEON BONAPARTE BOLEZ le 31/12/2015 09:40
Il est vrai que l'Afrique accuse un grand retard dans plusieurs domaines.
L'Afrique met les moyens en oeuvre pour remporter le pari démocratique.

20.Posté par Goddess of the Sea le 29/12/2015 14:18
Le peuple congolaise étant que fils du pays ce modernise de passer des élection dans toute tranquillité pour un lendemain meilleur.

19.Posté par lingolisso le 29/12/2015 13:54
au Congo nous avons connues une élection libre et transparente celle de 1992 qui verra la victoire du président pascal lissouba. pour quoi pas cette fois ci.

18.Posté par lingolisso le 29/12/2015 13:52
au Congo nous avons connue une élection libre et transparente celle de 1992 qui verra la victoire du président pascal lissouba. pour quoi pas cette fois ci.

17.Posté par samba carolle le 29/12/2015 13:50
l'exemple d'une élection libre en depit de cette décennie et celle qui se passer au Nigeria, cette élection à marqué l'histoire de la démocratie en Afrique. mais il convient aux dirigeants africains et des autres pays de suivre l'exemple.

16.Posté par benazo zangolo le 29/12/2015 13:46
l’Afrique est resté un continent ou les élections ne sont jamais transparente depuis la sortie de la colonisation jusqu’à ce jour exceptionnellement quelques pays comme le Botswana . chaque pays qui organise les élections l'opposition dans sa grande majorité conteste toujours pour des raisons de corruption. ceci est similaire à une histoire imaginaire. un jour un Congolais demande à un américains comment se passe les élections en Amérique l'américains lui répond comme dans mon pays la technologie favorise tout en tout et pour tout dés quelques heures les résultat sont affichés, de l'autre coté la parole revenait au chinois, le chinois dit puisque dans mon pays on a pas mal des structures en particulier la technologie comme aux états unis le chinois répond en ce terme un jour après les résultat son publié, mais le Congolais de Brazzaville dit au chinois et à l’américain vous saviez en Afrique avant même les élections on connait déjà qui sera président." qui peut imaginer cela ce que veux dire? est ce le mascarade? ou quoi?

15.Posté par Rosalie Mapempé le 29/12/2015 13:09
Les prospectives d'avenir de l'Afrique s'annonce rassurante. La jeune démocratie est en train de frayer son chemin. D'un pays à l'autre, on observe, les évolutions significatives, la démocratie s'enracine, et ce, par rapport au contexte propre de chaque état. Les lois constitutionnelles qui jadis étaient imposées et mimées à l'occidentale, prennent désormais forme du contexte historique et culturel propre de chaque pays. Les processus électoraux s'améliorent d'année à année. En somme, l'Afrique est en train de sortir dans la zone des turbulences,

14.Posté par bango témbé le 29/12/2015 11:31
Aujourd'hui,l'Afrique a besoin des hommes intègres malgré la durée de leur mandat car la démocratie n'est pas synonyme d'insurrection populaire ou de destitution d'un président car si l'on voit bien,ils sont encore confrontés au même problème et que ça sera le même univers gluant dont personne ne s'en sortira et nous le peuple congolais nous l'avons vite compris.Et pour ce faire on adopté la politique que il faut arranger pour partir et non gaspiller pour partir

13.Posté par Effort de paix le 29/12/2015 11:13
Certes que le Burkina Faso et la Cote D'ivoire ont su faire leur alternance dans la violence et l'opinion internationale s'en réjouis d'en prendre ça comme exemple;mais en oubliant que la guerre civile et le soulèvement populaire accentuent la haine et le tribalisme en Afrique. Mais concernant le Congo je dirai que le respect de la démocratie est effective dans la mesure où l peuple congolais a fait preuve d'une maturité contre toute attente en refusant la voie de la violence en choisissant les urnes qui est le meilleur procédé de sortir le pays dans le chaos absolu.et voici des exemple à encourager et à en prendre comme exemple

12.Posté par NAPOLEON BONAPARTE BOLEZ le 29/12/2015 11:08
Pour le cas très typique du Congo, les élections avenir seront libres comme elles ont toujours été.

11.Posté par NAPOLEON BONAPARTE BOLEZ le 29/12/2015 11:08
Pour le cas très typique du Congo, les élections avenir seront libres comme elles ont toujours été.

10.Posté par julieboungou le 29/12/2015 09:43
le Congo un exemple à suivre .

9.Posté par jule kitsoukou le 28/12/2015 15:08
la suprématie des élections se prouve dans les urnes

8.Posté par pierre corra le 28/12/2015 14:45
A la question de la transparence des scrutins qui a depuis toujours suscité des tensions potentielles, viendra s’ajouter celle de la constitution et des mandats qui constitue l’un des grands problèmes des chefs d’Etat africains; à mon avis, Il est encourageant pour les président qui ont pu consulter le peuple, au lieu de violer la loi fondamentale.

7.Posté par Kimbouri le 28/12/2015 14:37
L'année 2016, cinq pays de la région représentant 80% de la population de l’Afrique de l’Ouest se rendront aux urnes. Des élections auront lieu dans les pays comme le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Togo, le Burundi. En 2016, ce sera le tour du Congo-Brazzaville, Niger, Bénin, Djibouti, Tchad, Gabon, Guinée équatoriale, RDC, Cap-vert, Gambie, le Ghana, etc. Si pour chacun de ces pays et pour l’ensemble du continent, ces scrutins en perspective, sont un défi pour le progrès économique et social,le climat sociopolitique, devient de plus en plus tendu dans certains de ces pays à l’approche des échéances, le Congo promet une élection libre et transparente, avec la créAtion de la CENI;

6.Posté par jean Mankassa le 28/12/2015 14:24
Le début des années 1990 a été marqué en Afrique par une vague de démocratisation et par l’universalisation du discours démocratique, entraînant la réintroduction du multipartisme et des élections concurrentielles dans la plupart des pays du continent. Il s’agissait pour beaucoup d’une redécouverte, après une longue parenthèse autocratique durant laquelle des régimes monopartisans furent mis en place au nom des impératifs de la construction nationale et du développement, mais également pour élaborer des stratégies d’accaparement des ressources internes ou des rentes liées à l’extraversion.

5.Posté par Christine NGOMA le 28/12/2015 14:16
Abraham Lincoln, était un ardent défenseur de la démocratie. Selon lui, la démocratie, c’est " le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ". En d’autres termes, la démocratie est un régime politique où le peuple se gouverne lui-même en vue de satisfaire ses propres besoins; en sachant que le premier principe même de la démocratie, c'est le droit du peuple d'aller dans les urnes pour élire leur président. La démocratisation des élections en Afrique, s'améliore, et, suite t'à cela plusieurs effort ont été fournis.

4.Posté par Edouard DZON le 28/12/2015 14:04
Si les africains ont acquis une mauvaise image des élections, d’où leur méfiance, c’est parce que le processus de la compétition électorale a été faussé. On dit toujours que la concurrence profite aux consommateurs, en l’occurrence aux électeurs. Mais, comme les règles de la concurrence loyale n’ont pas été respectées les élections ont été souvent un moyen de contrôle des gouvernés par les gouvernants sans aucune réciprocité. Les élections peut toutefois être crédible, si l'opposition ne conteste pas chaque fois les résultats du scrutin, c'est aussi là le problème, le refus d'accepter la victoire de l'autre.

1 2

Les Top News | Sur le net | Sur les réseaux sociaux | Dépêches | Sur la blogosphère | Dans la Presse | Dans les kiosques | Tribunes et analyses | À l' International | Intox ou Vérité | Clips & Spots | Arrêt sur image | Tribune Libre | Message Usager




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso



Arrêt sur image

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle


Portail242.info en direct

Le DEBAT sur l'ACTUALITE
Les PtitZ' Annonces