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Discussions Congo-FMI : l'espoir est permis

La mission du Fonds monétaire international (FMI) qui a séjourné du 5 au 20 décembre à Brazzaville, a publié les conclusions de ses discussions avec les autorités congolaises. Contrairement à ce que pensaient certains analystes qui présageaient le pire des scénarii, le FMI n’a pas abandonné le Congo.



En dehors de ces analystes, certaines officines politiques commentaient que le FMI n’était pas disposé à porter assistance au Congo-Brazzaville parce qu’une partie de sa dette n’avait pas été publiée.

Bien au contraire. Le FMI a salué les progrès réalisés avec autorités congolaises dans la formulation de politiques macroéconomiques et structurelles à moyen terme, qu’il pourrait soutenir.

«L'équipe du FMI continuera à travailler avec les autorités au cours des prochaines semaines dans plusieurs domaines, notamment sur le rétablissement de la viabilité de la dette, le renforcement de la gouvernance et le financement adéquat du programme», indique la déclaration de la délégation du FMI, conduite par Abdoul Aziz Wane.
 
La déclaration précise que c’est après ce travail qu’un arrangement financier visant à soutenir le programme économique du Congo sera discuté au niveau du FMI, avant d'être examiné par son Conseil d'administration.
 
Mais, il faudra des efforts du côté congolais. Raison pour laquelle l'institution de Bretton Woods a demandé aux autorités congolaises de faire des réformes fortes et immédiates en matière de gouvernance afin d’ancrer les attentes d'un changement positif dans la gestion des ressources publiques.
 
Ces réformes doivent inclure la mise en place d'un ensemble d'organes indépendants de lutte contre la corruption, la déclaration d'actifs pour les hauts fonctionnaires, la mise en place et le renforcement de mécanismes de contrôle de certaines structures publiques, notamment les sociétés pétrolières publiques et les grands projets d'investissement. 
 
Les exigences du FMI sont fondées, puisqu’elles partent d’un constat fait sur le terrain. «L'économie du Congo continue de subir les contrecoups de la baisse des prix du pétrole, d’une dette insoutenable et des faiblesses dans la gouvernance», a constaté la délégation du FMI.
 
Il y a une profonde récession de l'économie non pétrolière cette année, avec une baisse de 9,2%.

«L’ajustement budgétaire soutenu entrepris depuis 2015 a réduit les déséquilibres économiques (…) L'accumulation d'arriérés de l'État met en péril l'activité du secteur privé, contribuant aux pénuries de liquidités bancaires et compromettant la provision des services sociaux. La faiblesse des organismes de lutte contre la corruption et des statistiques limite la mise en œuvre des lois et règlements, et augmentent les vulnérabilités économiques », ajoute le FMI.   

D’où, effectivement, la nécessité pour le Congo d’engager des réformes fortes en matière de gouvernance pour prétendre bénéficier d’un soutien financier de la part du FMI.

Gaspard Lenckonov


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