Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

Deux présumés trafiquants d’ivoire arrêtés à Dolisie


Georges Siombo et Mesmin N’Dinga Bounda, tous de nationalité congolaise, ont été arrêtés le 18 décembre dernier à Dolisie, dans le département du Niari, en flagrant délit avec deux pointes d’ivoires.



Ils ont été arrêtés par les agents de la Direction départementale des Eaux-et-Forêts et de la Gendarmerie nationale grâce aux informations et appuis du Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF).

Ces deux hommes de 34 ans et 37 ans, seraient des grands trafiquants d’ivoire dont la source d’approvisionnement serait le district de Bambama dans le département de la Lékoumou. L’un d’eux serait un acheteur des ivoires, auprès des braconniers afin de les revendre à ses potentiels clients.

L’autre joue le rôle du démarcheur. Il circule plusieurs villes du pays, notamment Pointe-Noire, Dolisie et Brazzaville et entretient sa clientèle de produits d’ivoire. La ville de Mossendjo (département du Niari) est le lieu où les deux prévenus stockent leurs produits, avant de les transporter dans d’autres villes pour la vente. Le transport des ivoires saisis, de Mossendjo à Dolisie a été effectué la nuit pour tromper la vigilance des contrôleurs se trouvant le long de la route.

Les deux hommes ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, à savoir, la détention et circulation de deux pointes d’ivoire, représentant un éléphant tué. Ils seront présentés devant les juges de Dolisie afin de répondre de leurs actes et risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme.

Le braconnage a explosé il y a une dizaine d’années en raison notamment de la demande des petits objets décoratifs en ivoire dans les pays asiatiques. Il alimente un trafic extrêmement lucratif évalué à 20 milliards de dollars par an, selon la Convention sur le Commerce International des Espèces Protégées (CITES), ce qui en fait le quatrième commerce illégal sur la planète après celui des armes, de la contrefaçon et des êtres humains.

Pour John Scanlon, secrétaire général de la CITES « le braconnage de l’espèce en Afrique atteint toujours des chiffres très élevés et pourrait entraîner des extinctions locales s’il se poursuit au rythme actuel. La situation est particulièrement préoccupante en Afrique centrale, où le taux estimé de braconnage double la moyenne continentale ».

Vu l’ampleur de la pression qui pèse sur les éléphants, l’implication de tous pour dénoncer des trafiquants auprès des autorités compétentes et l’application rigoureuse de la loi congolaise en matière de crime faunique deviennent des actions très importantes pour la lutte contre le  braconnage et le trafic des produits fauniques. 

L’éléphant fait partis des espèces intégralement protégées en République du Congo. L’article 27 de la loi n°37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées dispose : «L’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».

Valère Lékoumou



Commentaires articles

1.Posté par Sarah le 18/01/2018 10:29 (depuis mobile)
Je demande au gouvernement de chercher sévèrement la source de cette affaire et mettre fin à ce problème de braconnage

Nouveau commentaire :

International | Politique | Economie | Culture | Ecologie | Sports | Science et Technologie | Santé




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso



Arrêt sur image

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Gos-Gaspard Lenckonov | 2009 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
Valère Lékoumou | 1709 vues
00000  (0 vote)

Portail242.info en direct

Les PtitZ' Annonces