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Congo-Vatican : entrée en vigueur de l’accord-cadre


Brazzaville, 4 juillet (CONGO-SITE) – La République du Congo et le Vatican ont échangé, le 2 juillet dernier, au Palais apostolique du Saint-Siège, des instruments de ratification de leur accord-cadre sur les relations entre l’Église catholique et l’État congolais, signé à Brazzaville le 3 février 2017.



Photo adiac-congo.com (archives)
Photo adiac-congo.com (archives)
Le décret portant ratification de cet accord-cadre a été signé, en janvier 2018, par Denis Sassou N’Guesso, chef de l’Etat congolais. L’échange des documents ouvre une page, marquée par une série d’engagements.

L’échange des documents a été effectué par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, en séjour au Vatican, et son homologue Paul Richard Gallager. La cérémonie d’échange de ces instruments a eu lieu en présence du Cardinal-secrétaire d’État Pietro Parolin, de Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les relations avec les États.

« Nous avons travaillé pendant près de 16 ans sur cet accord-cadre qui a finalement été signé en 2017 lors du passage à Brazzaville du Cardinal-secrétaire d’Etat du Saint-Siège, Pietro Parolin », a indiqué le ministre Ngakosso.

Il a souligné que cet accord-cadre ouvre toutes les perspectives en matière de coopération aussi bien dans le domaine de l’éducation, de la santé que celui de l’humanitaire. « Désormais, nous avons un cadre juridique qui est cet accord-cadre qui permet d’avoir un travail plus coordonné, plus ordonné et qui s’inscrit dans la durée, dans une nouvelle perspective qui s’ouvre dans la coopération entre l’Etat congolais et le Saint-Siège », a précisé Jean-Claude Gakosso.

 Pour lui, avec cet accord-cadre, le gouvernement congolais a des obligations vis-à-vis de l’Eglise et des hommes d’Eglise : « Nous avons, par exemple, l’obligation de protection. On doit créer toutes les conditions pour que la mission évangélique se déroule dans les meilleures conditions possibles », a-t-il signifié.

Le ciel bleu entre le Congo et l'Eglise

Le ministre congolais des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger a reconnu que le climat entre l’Eglise et l’Etat n’avait pas été un long fleuve tranquille. Au commencement, a-t-il raconté, le Congo-Brazzaville a eu comme premier président un homme d’Eglise, notamment l’Abbé Fulbert Youlou. Ce dernier a été renversé par des révolutionnaires dans les années 60 sous la pression des syndicats.

Et, quand ces révolutionnaires se sont installés au pouvoir, la relation avec l’Eglise s’est détériorée, au point qu’une partie du patrimoine de l’Eglise a été spoliée. « Mais tout cela appartient au passé, puisque les biens de l’Eglise lui ont été restitués intégralement», a souligné M. Gakosso.
 
Pour le moment le climat entre l’Eglise et l’Etat est un des meilleurs. Pour preuve, le Congo a reçu le pape Jean-Paul II à Brazzaville en 1980, le Cardinal-secrétaire d’Etat du Saint-Siège, Pietro Parolin en 2017. Brazzaville espère, avec Kinshasa, accueillir Sa Sainteté le Pape François.

Pour le ministre Ngakosso, entre l’Eglise et la République du Congo, le ciel est bleu, « complètement bleu ». Pour corroborer cette affirmation, M. Gakosso a cité quelques preuves : la réhabilitation de la basilique Sainte-Anne de Brazzaville, aux frais de l’Etat congolais ; la construction d’un joyau architectural construit à Brazzaville, don du Président Denis Sassou-N’Guesso à l’Association des Conférences épiscopales d’Afrique centrale ; la grande chapelle construite à Oyo (Cuvette) offerte à l’Eglise par le président congolais. « C’est révélateur de l’excellence des relations qu’il y a aujourd’hui entre l’Eglise et l’Etat », a conclu le ministre  Gakosso.

Lors de ses entretiens avec Radio Vatican, Jean-Claude Gakosso a plaidé pour un jumelage entre le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville et l’Hôpital polyclinique universitaire de Gemelli et d’autres centres de santé appartenant à l’Eglise.

Puisque dans cet accord-cadre figure aussi la convention sur l’enseignement entre les deux parties, le ministre Ngakosso a soumis aux autorités vaticanes l’option de bourses d’études aux étudiants congolais dans les domaines des sciences de la communication, sciences de la santé, des sciences politiques ou du droit.

Par ailleurs, Jean-Claude Gakosso a échangé avec Yann Roméo Pawlowski, délégué aux représentations diplomatiques pontificales et ancien nonce apostolique au Congo et au Gabon, l’un des artisans de cet accord-cadre. Le chef de la diplomatie congolaise l’a remercié pour le travail amorcé depuis 2009 et couronné seize ans après.

Avec Mgr l'archevêque Angelo Vincenzo ZANI, secrétaire de la congrégation pour l'Education catholique, qui a rang de ministre de l'Education nationale, le ministre Ngakosso a échangé sur la valorisation des écoles et universités catholiques  au Congo-Brazzaville.

Gos-Gaspard Lenckonov



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