Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

Centrafrique : l’armée française à nouveau montrée du doigt pour des abus sexuels

L’armée française est une nouvelle fois impliquée dans une affaire d’abus sexuels en Centrafrique, après un premier scandale en avril dans ce pays et un autre en juillet au Burkina Faso, qui ternissent son image malgré sa volonté affichée de punir sévèrement les coupables.



L’affaire, révélée jeudi par le Haut Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, porte sur «des allégations d’abus sexuel d’une jeune fille» par un soldat de la force française Sangaris.

«La jeune fille, probablement en fin d’adolescence au moment des faits allégués, a donné naissance à un enfant en avril», précisent les services du Haut commissaire dans un communiqué diffusé à Genève.

Les faits se seraient produits il y a environ un an et le personnel des Nations Unies en République centrafricaine (RCA) en a été informé le 30 août.

«Ceci est la dernière d’une série d’allégations effroyables d’abus et d’exploitation sexuelle par des troupes étrangères en RCA», a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein, en visite à Bangui.

Il a ajouté que les autorités françaises avaient été informées de ces dernières accusations et que l’ONU se tenait disponible pour les aider dans leurs enquêtes.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a «immédiatement ordonné une enquête de commandement et saisira le parquet de Paris dès que des éléments lui seront transmis», a-t-on annoncé dans son entourage, en notant n’avoir pour l’heure connaissance que du communiqué.

«Les autorités françaises ont demandé aux Nations Unies de leur transmettre officiellement toutes les informations dont elles disposent (…) Elles sont déterminées à faire toute la lumière sur cette affaire», a ajouté le porte-parole du ministère, Pierre Bayle.

Si les faits sont avérés, «des sanctions disciplinaires exemplaires seront prononcées», outre les suites judiciaires auquelles ils pourront donner lieu, a souligné M. Bayle.

Dans l’immédiat, l’Unicef va fournir un soutien psychosocial et une assistance juridique à la jeune fille et à sa famille via une ONG partenaire. La victime présumée a aussi déposé une plainte pour reconnaissance de paternité auprès des autorités locales.

- ‘Assez, c’est assez’ -

La France enquêtait déjà sur des accusations d’abus sexuels sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Ces allégations, révélées en avril par le quotidien britannique The Guardian, visent notamment 14 soldats français. Les enfants, âgés de huit à 13 ans, auraient également été violés par des soldats du Tchad et de Guinée équatoriale.

Les Nations unies ont été vivement critiquées pour leur lenteur à répondre à ces allégations et pour avoir sanctionné un fonctionnaire qui avait, de sa propre initiative, transmis un rapport aux autorités françaises pour les alerter.

Le 12 août, le chef de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), le Sénégalais Babacar Gaye, a dû démissionner après une série d’autres accusations d’abus sexuels commis par des Casques bleus sur des mineurs.

«Assez, c’est assez», avait alors martelé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. La Minusca, forte de 12.000 Casques bleus, fait face à au moins 61 accusations de fautes, dont 12 concernant des cas d’abus sexuels.

Le Haut Commissaire aux droits de l’Homme a souligné que les gouvernements des pays qui fournissent des contingents ont l’obligation d’enquêter rapidement sur tous les cas présumés de violences sexuelles.

«Tous les militaires reconnus coupables, qu’ils soient des Nations unies ou d’un autre pays étranger, doivent être condamnés à des peines qui correspondent à leurs crimes», a déclaré M. Zeid.

Début juillet, deux soldats des forces spéciales françaises soupçonnés d’attouchements sur deux petites filles au Burkina Faso ont été immédiatement suspendus et transférés en France où l’un des deux a été mis en examen, sur la foi d’images vidéo.

AFP

Source : Oeil d'Afrique.com



Commentaires articles

1.Posté par roland le 04/09/2015 12:41
comment expliquez vous une tel aide ou les européens en nous protègent des armes il abuse des nos sœurs et enfants je pense que le fait de les relevé ne va jamais changer la donne il faut les juges les coupable a la CPI

2.Posté par julieboungou le 04/09/2015 15:51
Je pense qu'il est temps que l'ONU enlève le voile sur ce problème qui mine les centrafricains. Déplus les organisations non gouvernementale à caractère humanitaire devraient mettre la main dans la patte pour essayer de défendre la population qui est la première victime de ces abus sexuels. J'ai l'impression que l'armée française a peut etre oublier le but de sa mission en Centrafrique. Il est temps que l'organisation des droits de l'homme puissent faire recourt à des sanctions pénales pour punir tous ceux qui s'opposent à la loi.

3.Posté par Rolfino de Santo le 05/09/2015 19:56
Cette histoire de viol conduit à la destruction de la jeunesse juvénile du peuple africain qui n'a toujours pas été tire au clair. Je pense que l'ONU doit placer les délictueux sous les barreaux pour éduquer le restent des soldats en mission sur le continent. Pour faire valoir le droit de l'homme sur toutes les couches du monde.

4.Posté par junior olembo le 07/09/2015 16:02
Le problème d'abus sexuel dévient fréquent à tel point que même ceux qui viennent pour rétablir l'ordre deviennent une menace pour la population ;alors n'est il pas nécessaire qu'avant d'envoyer ces militaires que l'on en fasse un teste de moralité afin d'y rémedier

5.Posté par julieboungou le 07/09/2015 16:35
Exactement M.Junoir Olembo tant mieux procéder à des testes pouvant garantir leur fiabilité avant de les envoyés au front. Aujourd'hui le peuple centrafricain vit dans la terreur, actuellement deux tendances sévissent la peur au sein de la Centrafrique.

6.Posté par Jean-Dominique Atsé Oko le 08/09/2015 20:06
Naturellement Mr Roland comment admettre qu'ils sont là-bas pour la protections des ressortissants centrafricains et se permettent à nouveau récidivé à des actes sexuels au filles et femmes de ce pays il faut immédiatement comme ceux du Burkina-Faso les suspendes et les transférés dans leurs pays au cas contraire les jugés ailleurs pas dans leur pays car la sanction ne serait pas pareille que dans leur pays

7.Posté par Paul Djembo le 08/09/2015 20:12
Nous sommes contre des telles exactions qui se perpètrent dans notre continent car récidivé avec ces actes après pour la toute première fois par ceux du Burkina-Faso suspendus et transférés dans leurs pays respectifs il faut donc pas refaire la même chose car ces éléments de l'armée française doivent absolument comparaitre devant une juridiction étrangère pour mieux les éduqués car au final les premiers viols n'ont pas été sanction dans son fonds lorsque nous observons correctement

8.Posté par Yéméye le 11/09/2015 15:55
Si les centrafricains s'organisent pour mener des représailles sévères contre les soldats francais en patrouille, c'est le tout Paris qui sera plonger dans une trouille bleue. Ainsi, l'etat francais agira face à ces comportements pervers et sadiques. Je n'acceptes pas ces actes contre mon peuple, car je suis africains. Qu'un seul Mamadou ou un Koulibaly viole une francaise ou un petit garçon blanc, vous allez entendre le scandale planétaire. Par contre eux violent au Mali, au Burkina Faso, en RCA, en Afghanistan, en Irak, partout. Sans jamais qu'un seul de ces petits malfrat ne soit inquiéter par la justice. Où est la CPI de Fatou Bensouda ? Cette femme n'est elle pas africaine ? Voilà un dossier digne de la CPI, au lieu de distraire les gens avec les arrestations des Laurent Bagbo et Charles Blé Goudé. Bref, la société francaise enseigne la perversion dans les écoles, où ils apprennent aux enfants qu'il est bien d'être un homosexuel ou une lesbienne. Les soldats francais sont en majorité des détraqués de la légion étrangère qui est une unité composée de tous les déchets et cas sociaux que la france n'a pas su éduqué à la civilisation. Trop c'est trop.

9.Posté par Blanchard motobizare le 18/09/2015 13:51
ces abus sexuels ne sont que les résultats de l'éjections brutal du chef de l'état et des mouvements d'insurrections qui se sont déroulé dans ce pays et voila où ça l'a mené. l'histoire nous démontre à nous congolais par plusieurs illustrations que la violence ne fera que conduire notre Congo à sa ruine. Pas un seul être vivant doter de bon sens n'acceptera de voir ni de savoir sa sœur, sa femme ou sa mère victime d'abus sexuel. ne laissons pas cette pandémie qui s'est déjà abattu sur certain pays d'Afrique s'abattre aussi sur notre Congo qui aujourd'hui est à la croisée des chemins entre le bon sens et l'alternance absolu. chassons loin du Congo toute forme de violence et laissons tous congolais donnés son avis sur le sort du pays et en un seul endroit l'urne.

Les Top News | Sur le net | Sur les réseaux sociaux | Dépêches | Sur la blogosphère | Dans la Presse | Dans les kiosques | Tribunes et analyses | À l' International | Intox ou Vérité | Clips & Spots | Arrêt sur image | Tribune Libre | Message Usager




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso



Arrêt sur image

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle


Portail242.info en direct

Le DEBAT sur l'ACTUALITE
Les PtitZ' Annonces