Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

CPI : les avocats de Laurent Gbagbo interdits d’interroger les témoins

La Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI), présidée par l’Italien Cuno Jacob Tarfusser, a refusé aux avocats de la défense le droit d’interroger les témoins pour se rassurer de la cohérence et de la véracité des récits des témoins à charge sur l’affaire Laurent Gbagbo.



La décision de la Chambre de première instance se fonde sur le principe selon lequel «un témoin ne peut que dire la vérité». La Chambre oblige donc aux avocats de la défense de considérer la vérité du témoin, sans apporter la moindre contradiction. Pour justifier sa décision, elle évoque la célérité nécessaire au procès.
 
Selon les avocats de la défense, la décision des juges consacre «le dogmatisme des témoignages à charge». Ils parlent d’une «décision inique et gravissime, en violation des droits des accusés».
 
«Visiblement, nous assistons à une véritable mascarade judiciaire, quand le dogmatisme s'invite dans une Cour de justice, surtout quand il s'agit de témoignages dans un procès. Nul n'ignore le poids d'un témoin dans une Cour de justice, surtout quand il s'agit d'un témoin à charge.  Nul doute que cette décision ne répond à aucune exigence de vérité et de justice des juges en charge du procès. Elle répond à une planification de la condamnation des accusés par cette Cour pénale internationale», rapportent plusieurs médias ivoiriens et occidentaux.  
 
Maître Altit et Maître Gert-Jan Knoops, respectivement avocats de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé,  ont démontré que la décision de la Chambre était une violation gravissime des droits de leurs clients. Au même moment, ils ont engagé une procédure pour faire appel de cette décision. Les juges ont précipitamment levé l'audience de la journée, alors qu’elle devrait prendre fin le soir.
 
Le procès de l'ancien président ivoirien et de son ex-chef de milice, Charles Blé Goudé, a doit débuté en novembre 2015 à La Haye, au siège de la CPI. Initialement prévue pour juillet, l’ouverture de ce procès avait été reportée, suite à la décision de la CPI de joindre les poursuites contre Blé Goudé, les éléments de preuve étant quasiment similaires.
 
Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont poursuivis pour crimes contre l'humanité : «meurtre, viol, autres actes inhumains ou, à titre subsidiaire, tentative de meurtre, et persécution», dans le cadre de la crise ivoirienne de 2010-2011. Cette crise avait fait plus de 3.000 morts en cinq mois. Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011.

Gos-Gaspard Lenckonov



Commentaires articles

1.Posté par Mombeti Gall le 05/02/2016 15:05
C'est justement à cause de ce comportement que les Africains menacent de quitter cette cour pénale injuste (CPI). Les avocats de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont raison de parler d'une violation gravissime des droits de leurs clients.

2.Posté par Merci le 05/02/2016 15:17
toufi nayo

3.Posté par max goma le 05/02/2016 15:39
Une grande injustice et une violation flagrante des droits de Bagbo et Charles Blé Goudé. Cette façon de faire démontre que la CPI n'est pas une cour de justice mais d'injustice. L'Afrique doit quitter cette officine à la solde des grandes puissances qui font ce qu'ils veulent. A bas la CPI!

4.Posté par didier vungu le 06/02/2016 08:02
L a cpi un tribunal pour nos élites africains est ce normal ,non .Nos dirigeons comme récemment ou les chefs d état africains se sont réunis a addis abeba ou en effet ils ont évoqué l envie de quitté la cpi ,a mon humble avis cela serait une bonne résolution ,l affaire gagbo n est que une macabre organisation pro occidentale . L Afrique doit se réveiller et prendre son destin en main .

5.Posté par Shekina Bala le 08/02/2016 09:44
C'est une grande honte de la part des juriste de la CPI qui ne savaient pas quoi faire pour inculper Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé et démontrer clairement les fautes commise. Les dirigeants africains doivent revoir cette histoire de la CPI qui est influence par la scène politique majoritaire

6.Posté par bergeanat lengoumba le 08/02/2016 15:03
cette histoire de CPI va bientôt finir sur tout au Congo nous ne voulons plus de leur injustice a la solde des europen qui eu même ne son membres NON non et NON

7.Posté par bergeanat lengoumba le 08/02/2016 15:03
cette histoire de CPI va bientôt finir sur tout au Congo nous ne voulons plus de leur injustice a la solde des europen qui eu même ne son membres NON non et NON

8.Posté par RAISSA le 08/02/2016 15:19
oui c est vrais ce que vous dirent les frères et sœurs alors quand a moi je direz toujours de laisser Laurent gbagbo cas on sais déjà qu' il seras un rois pour les ivoiriens et sachiez que de notre jours aujourd’hui la veriter n existe pas car le mensonges a prit le de suit avec le pouvoir de diable cas laurent gbagbo resteras graver dans notre memoirs cas il n as j'aimais fait du male a qui que se soit cette histoire de CPI va bientôt finir sur tout en Afrique

9.Posté par HENRY le 08/02/2016 15:56
La lumiere est au bout du tunnel. Tenez bon.
Nous africains devons savoir faire ratifier les accords pour etre membres de ces machins créés par les imperialistes blancs pour mieux nous dominer. Les etats-unis n'ont Jamais adhere á la CPI. Personne ne peut vouloir juger Bush pour les crimes qu' il a commis en Irak. Pourquoi C'est toujours nous?

10.Posté par James Massoumba le 10/02/2016 12:12
C'est en tout cas une vraie mascarade de la part des dirigeants de la CPI; c'est ce qu'on appelle faire deux poids deux mesures; ça sent du souffre mais bon cet adage qui stipule: la démocratie du plus fort est toujours la meilleur est toujours la bonne et la meilleure; ça peine à l'air caricatural mais c'est ça!

11.Posté par Dulcinée le 10/02/2016 17:09
Une question directive est une question qu'on pose mais dont la formulation indique au temoin ce qu'il doit donner comme réponse. Ce que le juge demande, c'est qu'on pose les questions et qu'on laisse les temoins répondre librement et cela est valable pour toutes les parties. Cela peut concerner même l'accusation qui tente de pièger les temoins en les orientant vers des réponses de nature à enfoncer les accusés. Il ne faut donc pas voir la bête noire partout. Une fois ou 2 ça peut passer mais quand le juge se rend compte que cela se répète, il peut recadrer les choses pour ne pas qu'on fasse dire aux témoins ce qu'on veut entendre plutôt que la vérité.

12.Posté par Queen Waters le 10/02/2016 17:19
Je suis d'accord avec vous chère Dulcinée. Pour quelles raisons les questions directives ne peuvent pas être posées, tout témoins que ce soit dans un camp ou dans l'autre qui est sûr de son témoignage doit être en mesure de répondre à toutes questions en rapport avec son témoignage. A moins qu'il ne récite que ce qu'il a appris par cœur. Le témoin vient, il raconte ce qu’il veut, ce qu’il a vu..... Il n’ y a pas de questions a lui pose...est ce qu’il ment? Est ce qu’il dit la vérité?
Monsieur le juge, en Afrique, tout le monde ne sait pas écrire, mais tous nous savons parler. Alors laisse les gars répondre aux questions.

13.Posté par Gabriel le 10/03/2016 23:51 (depuis mobile)
En tout cas,si les avocats pensent que c''est une violation des textes, ils peuvent quitter le procès, une manière de protester et suivrent la voie de recours qu''il faut

Nouveau commentaire :

International | Politique | Économie | Culture | Écologie | Sports | Science et technologie | Santé




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso



Arrêt sur image

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Gos-Gaspard Lenckonov | 21145 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
Valère Lékoumou | 12010 vues
00000  (0 vote)

Portail242.info en direct

Les PtitZ' Annonces