Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

Barrage
 de Sounda : un projet qui défie tous les pouvoirs

Brazzaville, 10 avril – (CONGO-SITE) - Deng Yong, le président de la société China Railways 20 Bureau Group Corporation, a annoncé, le 8 avril à Brazzaville, que sa société était disposée à réaliser les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Sounda, dans le département du Kouilou. Il a fait cette annonce devant la presse, à l’issue d’un entretien avec le Président Denis Sassou N’Guesso.



Barrage
 de Sounda : un projet qui défie tous les pouvoirs
«C’est notre troisième visite. Nous avons discuté avec le Président de la République du projet du barrage de Sounda. Un projet qui lui tient à cœur, ainsi qu’au peuple congolais. Nous allons avancer avec ce projet et travailler avec le ministre de l’Energie », a-t-il précisé.

Il a rappelé que le Chef de l’Etat congolais avait déjà intimé ordonné que les travaux de ce barrage, de 600MW, se réalisent le plus vite possible. « China Railways 20 est prête à commencer les travaux et réaliser le rêve des Congolais de voir le barrage de Sounda terminé. Nous sommes une société d’Etat et nous sommes disposés à signer le contrat même aujourd’hui pour qu’on débute les travaux», a rassuré Deng Yong.

Lors de sa campagne de la présidentielle du 20 mars prochain, Denis Sassou N'Guesso avait promis de construire ce barrage. « Si vous m'élisez, pour les cinq prochaines années, je vais construire le barrage hydroélectrique de Sound. Tous les anciens Présidents de notre pays ont souhaité réaliser ce projet du barrage de Sounda, mais ne l'ont pas fait », avait-il déclaré.

Si la société China Railways 20 réalise ce projet, le rêve deviendra une réalité. Et, Denis Sassou N’Guesso aura réussi là où ses prédécesseurs ont échoué. Déjà, en 2011, le Congo avait signé un protocole d’accord avec la société sud-africaine IDG et African Power Coorporation. Mais, les vrais engagements sont pris le 7 février 2014, avec la signature d’un protocole d’accord de prestation de services entre le Congo et la SFI. En octobre de la même année, un contrat de réalisation des études de faisabilités a été signé.
 
Un projet qui défie tous les pouvoirs congolais
 
En effet, le projet de construction du barrage hydroélectrique de Sounda date des années 1950. Il défie tous les pouvoir du Congo. Par exemple, le 8 juin 1996, l’ancien Président Pascal Lissouba, avait lancé les travaux de construction de ce barrage, en présence de Lambert Galibali et de Jean Itadi, respectivement à l’époque ministre des Travaux publics, et ministre du Développement industriel, des Mines, de l’Energie, des Postes et Télécommunications ; ainsi que de Tangoushi Alvaro, directeur de la Société Sounda S.A

Le Président Denis Sassou N'Guesso et Deng Yong
Le Président Denis Sassou N'Guesso et Deng Yong
Evalué à l’époque à 925 millions de dollars, selon les estimations de l’époque, le projet visait à long terme d’atteindre une production de 1 000 mégawatts, soit 14 fois la production actuelle du pays. La construction de ce barrage devrait s’effectuer en trois phases. Le financement de la première phase (5 millions de dollars) proviendrait pour 85% de la Rand Marchant bank, une banque sud-africaine ; les 15% restant devraient provenir de l’Etat congolais (12,5%)  et de la Société Nationale d’Electricité (2,5%).

La Merchant Bank recherchait auprès d’autres investisseurs sud-africains le financement des deux dernières phases, estimées respectivement à 325 millions et 550 millions de dollars. Le crédit de 50 millions de dollars monté par la dite banque couvrait la phase I (840 MW).

La relance des travaux par Pascal Lissouba avait donné l’espoir que ce projet datant de la première tentative faite par Fulbert Youlou en 1961 allait se réaliser.

C’est en 1896 que ce site de Sounda fut localisé pour la première fois. Mais, les études d’aménagement ont débuté en 1952 avec la société d’économie mixte Energie Electrique d’Afrique Equatoriale Française (EE–AEF), sous l’assistance technique de l’Electricité de France (EDF) et de l’Office de la Recherche Scientifique et Technique d’Outre-Mer (ORSTOM) à la recherche d’un site pouvant alimenter Pointe-Noire en énergie hydraulique. Faute de financement, ce projet est resté projet.

Gos-Gaspard Lenckonov



Nouveau commentaire :

International | Politique | Economie | Culture | Ecologie | Sports | Science et Technologie | Santé




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso