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Agriculture : seize composantes pour booster la production des cultures vivrières


Un programme dénommé «Programme de révolution agricole accélérée» (PRAA) axé sur seize composantes a été lancé par l’association ’’Urgence Rurale’’ pour booster la production des cultures vivrières au Congo-Brazzaville.



Les responsables de l'Urgence Rurale en pleine séance de sensibilisation
Les responsables de l'Urgence Rurale en pleine séance de sensibilisation
La première porte sur l’intégration du programme et de développement rural. Ici, il s’agit de la stabilisation du cadre microéconomique du pays ; de l’encadrement des réseaux des villages coopérations en petites et moyennes unités rurales de production pour alimenter à termes les grandes entreprises ou des sites industriels de transformation en matières premières. Cette approche demande l’implication de la dynamique communautaire afin de faire face à la crise actuelle.
 
La composante 2  concerne la gestion de l’environnement et la conservation de la biodiversité. ’’Urgence Rurale’’ prône la gestion responsable et rigoureuse de l’environnement. Pour cette ONG, les méthodes de l’agriculture avec des terres sur brulis sont à bannir parce qu’elles appauvrissent le sol et menacent l’environnement. «La lutte contre les changements climatiques doit être notre crédo au quotidien. D’où, les actions de sensibilisation et conscientisation sont à maner en direction des producteurs agricoles», a indiqué le président d’Urgence Rurale, Philsin Wandza.
 
La composante 3 porte sur la création des sites pilotes de parcs à bois pour multiplier les boutures améliorées de manioc dans les villages suivants : Etouali, dans le district de Ngo (Plateaux) ; Olloua, dans le district d’Ewo (Cuvette-Ouest) ; Bouvoumba, dans le district Mvouti (Koulou) ; Kinguembo, dans le district de Loudima (Bouenza) ; Madzounou dans le district de Zanaga et Komono Centre (Lékoumou). Ces six sites sont érigés en zones pilotes pour une période de 2017 à 2020. Ils vont ravitailler les GDAIF en boutures de manioc. Et, le PRAA pourra s’étendre dans les dix départements.
 
Dans la composante 4, il s’agit de créer des emplois à travers la mise en place des pôles de production et l’apport sur les recettes fiscales de l’Etat. Les 50 coopératives qui composent Urgence Rurale et les onze experts formateurs, en étroite collaboration avec les coordonnateurs des pôles de production, auront la mission essentielle de mobiliser 500 groupements par département à raison de dix groupements par département. Ce qui donne un total de 5.000 exploitants par département, soit 50.000 exploitants dans tout le pays. Donc, 50.000 emplois directs. «Ce qui constitue un potentiel important dans l’apport sur les recettes fiscales de l’Etat», a affirmé Philsin Wandza.
 
A l’instar d’autres catégories de travailleurs, les GDAIF auront des droits et devoirs et jouiront de la protection et de la sécurité sociale. Car, ils s’acquitteront de leurs impôts pour l’enrichissement de la recette fiscale. Ils seront perçus comme des entreprises familiales et seront assignés aux régimes du droit commun.
 
Au niveau de la composante 5, il s’agira de créer une mutuelle d’épargne et de crédit de fédération des GDAIF en milieu urbain, c’est-à-dire une Caisse rurale d’intérêt familial (CRIF). Cette caisse jouera un rôle moteur de la régulation des fonds, en vue de faciliter et de permettre l’acquisition des crédits par les GDAIF. 

Le président de l'Urgence Rurale présentant le PRAA à la ministre de la Santé et de la Population
Le président de l'Urgence Rurale présentant le PRAA à la ministre de la Santé et de la Population
Dans la composante 6, l’ONG entend œuvrer pour permettre aux groupements d’obtenir des terres pour leurs activités. Il s’agit d’assurer une meilleure valorisation des complémentarités et des partenariats de contrats de concession, en créant des opportunités d’échanges et d’expériences pour la production à grande échelle des produits agricoles sur un même site. L’objectif visé est de transformer les villages existants en villages coopératifs.
 
Concernant la composante 7, qui porte sur la réouverture des pistes agricoles, il s’agit de fournir et d’entretenir une infrastructure fiable de pistes rurales, reliant les communautés rurales aux marchés afin que la population puisse vendre sa production commercialisable à des prix abordables, et qu’elle puisse avoir accès à des intrants agricoles à des délais raisonnables pour développer ses activités génératrices de revenus.
 
La composante 8 porte sur l’acquisition d’un terrain et construction d’un siège social abritant la coordination du microprojet en milieu urbain. La 9 concerne l’acquisition des machines perfectionnées pour une agriculture mécanisée et diversifiée. Quant à la composante 10, il s’agit de l’acquisition des moyens roulants permettant la commercialisation et le transport des produits agricoles, mission d’expertise, d’évaluation et du personnel en milieu rural.
 
Les composantes 11, 12, 13 et 14 portent respectivement sur la construction d’un grand entrepôt de stockage des cultures vivrières et l’installation d’une chambre froide et d’un magasin des intrants ; la construction d’une base vie des producteurs agricoles, ce qui facilitera la cohésion sociale et le travail harmonieux ; la construction des locaux pour les coordonnateurs des pôles de production dans les départements, à l’instar des fonctionnaires de l’Etat ; et la construction des maisons rurales en milieux urbain et rural pour permettre la formation des formateurs, lesquelles maisons rurales seront érigées dans les zones de projet.
 
La composante 15 est axée sur la création d’un laboratoire phytosanitaire. En effet, dans le souci d’apporter une solution durable à la difficulté d’approvisionnement en boutures de manioc, des techniques adéquates plus modernes sont d’une extrême nécessité. D’où, l’intérêt de créer un laboratoire phytosanitaire composé d’un germoir électrique, d’un  testeur de labo, et des agrès de lutte contre les prédateurs. Le matériel utilisé à cet effet nécessitant un courant électrique en continu, il faudra des panneaux photovoltaïques.
 
En fin, la composante 16 porte sur la gestion et coordination du projet. Il s’agit de renforcer les capacités des producteurs ruraux, notamment ceux qui pratiquent une agriculture vivrière, afin d’accroitre leur productivité et leurs revenus ; d’assurer la gestion et la coordination du projet ; de renforcer les capacités des entités chargées de l’exécution du projet ; d’assurer le suivi évaluation et le suivi des mesures environnementales et sociales. 

Gall Mombéti



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