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Terrorisme : 15 ans après les attentats du 11 septembre aux USA, quel bilan ?

La presse américaine oscille entre recueillement et tentatives de dresser le bilan de la “guerre contre le terrorisme”. Quinze ans après les attaques du 11 septembre 2001, le monde d’aujourd’hui est-il plus sûr ?



Il y a quinze ans, entre 8 h 46 à 10 h 28, quatre attentats-suicides coordonnés ont fait près de 3 000 morts à New York, Washington et en Pennsylvanie.

Ce qui a commencé comme un “petit incendie” sur le toit de l’une des tours du World Trade Center – c’est en tout cas ce qu’ont cru au début les chaînes de télévision locales – s’est révélé être la plus importante attaque terroriste commise sur le sol américain. Le “9/11”.

Quinze ans plus tard, l’image des tours jumelles de New York, frappées de plein fouet par deux avions détournés par des hommes d’Al-Qaida, reste dans tous les esprits. C’est aussi l’occasion pour la presse américaine de tirer le bilan de ces quinze années de “guerre contre le terrorisme” lancée par l’Amérique au nom de la sécurité de ses ressortissants.

Métastases du terrorisme

“Le premier objectif, à savoir la sécurité des Américains, semble avoir été atteint. Nous vivons, de loin, plus protégés qu’avant le 11 septembre 2001, écrit The Washington PostEn revanche, la lutte pour vaincre le réseau mondial de groupes djihadistes et violemment antioccidentaux, a enregistré moins de succès. Le problème semble même avoir grossi”, poursuit le journal.

Certes Al-Qaida, dont le leader Oussama Ben Laden a été tué lors d’une opération américaine au Pakistan, n’est plus en mesure aujourd’hui d’organiser des attentats d’une telle ampleur. Mais l’organisation terroriste a laissé la place à une multitude d’héritiers à travers le monde.

“La menace est en fait pire. On retrouve des métastases d’Al-Qaida partout dans le monde”, affirme l’expert en terrorisme Richard Clarke, interrogé par le journal. “Aujourd’hui, il y a probablement 100 000 personnes dans les différents groupes terroristes à travers le monde, ce qui est beaucoup plus que ce que nous avions il y a quinze ans”, dit-il.  

Une guerre perdue ?

L’émergence d’une multitude de groupes terroristes, de l’Afrique au Moyen-Orient en passant par l’Asie est un fait. Tout comme l’installation durable de Daech en Syrie et en Irak, dévastés par des années de guerre civile - sans parler des sympathisants de cet “Etat islamique” qui tentent d’exporter la terreur à travers le monde, notamment en Europe.

Les attentats du 11-Septembre ont pourtant tout changé, aux États-Unis et ailleurs, en matière de vision sur la sécurité collective. “Surveillance d’Internet, nouveaux pouvoirs pour la police, lois d’exception : la crainte d’attentats a conduit au renforcement de mesures préventives et de contrôle, au détriment parfois des libertés individuelles” rappelle le quotidien suisse Le Temps _  qui consacre un dossier spécial sur son site web. Sous un titre sans appel : “2001-2016, la guerre perdue contre la terreur”.

The Washington Post estime néanmoins que, malgré les succès plus que mitigés des opérations américaines en Irak et en Afghanistan, les administrations successives de Bush et Obama ont aussi inscrit quelques succès notables contre le terrorisme à leur actif. “Notre puissance militaire reste extraordinaire. Mais gagner ce combat nécessite la projection d’un récit sur les valeurs et les intérêts américains. Et nous avons échoué à le faire” estime l’ancien membre du Congrès Jane Harman, qui dirige aujourd’hui le prestigieux think-tank Woodrow Wilson International.  

Recueillement

Rappeler les valeurs qui font la grandeur de l’Amérique, c’est, peut-être, ce qu’a voulu tenter un autre grand journal américain, The New York Times, en proposant sous forme d’éditorial une petite ballade dans le mémorial des victimes, construit sur le site même où sont tombées il y a quinze ans les tours du World Trade Center.

“Quinze ans plus tard, le mal du 9/11 résonne encore. Mais, plus que jamais, la bonté doit être célébrée”, écrit le journal qui rappelle la naissance compliquée de ce mémorial, pilotée par un comité spécial. Deux visions s’affrontaient alors, incarnées par deux maires successifs de New York, Michael Bloomberg et Rudolph Giuliani. Ce dernier voulait quelque chose de grand et d’imposant sur ce lieu “sacré”. M. Bloomberg a plaidé, lui, pour une école, pas un monument. “J’ai toujours pensé que le meilleur hommage que nous pouvons rendre à quelqu’un, c’est de construire un monde meilleur en sa mémoire”, a-t-il plaidé.


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