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Rébellion « Ntumi » au Congo : Que cache le « conclave » des ressortissants du Pool proposé par Parfait Kolélas ?

Guy-Brice Parfait Kolélas, le président de l’UDH-Yuki a demandé récemment, par la voix de son vice-président, Pascal Ngouanou, que le président de la République, Denis Sassou Nguesso donne son autorisation pour un « conclave » des ressortissants du département du Pool, à Kinkala, en présence du pasteur Ntumi, afin qu’une solution à la rébellion « Nsiloulous » soit trouvée. Une demande qui suscite bien des interrogations.



Guy-Brice Parfait Kolélas est, nul ne l’ignore, un allié de longue date du pasteur Ntumi. Les deux hommes ont toujours entretenu des liens étroits et se sont souvent mutuellement soutenus. Lors du scrutin présidentiel du 20 mars 2016, le pasteur Ntumi n’avait pas hésité à sillonner, en compagnie de ses miliciens, la plupart des localités du département du Pool, non seulement pour soutenir le candidat Kolelas, mais surtout pour intimider et terroriser tous ceux qui oseraient porter leur voix à un candidat autre que son « poulain ».
 
Ntumi qui a pris les armes le 4 avril 2016, officiellement pour protester contre la publication des résultats de l’élection présidentielle, est depuis, retranché dans la forêt et se dit rédempteur «du peuple martyrisé du Pool». Il dispose des armes, des véhicules tout-terrain neufs, des moyens de communication satellitaires lui permettant de communiquer avec l’extérieur. Avec ses miliciens, il rançonne et violente les populations civiles. Il a détruit les cultes Kongo pour faire asseoir sa religion, saccageant des églises catholiques. Tout cela sans qu’aucun (ou presque !) ressortissant du Pool ne lève le moindre doigt pour dénoncer avec vigueur de tels actes terroristes.
 
Aujourd’hui, le président de l’UDH-Yuki appelle tous les anciens et nouveaux ministres, les députés, les sénateurs, les dignitaires, les élus locaux, ainsi que toutes les confessions religieuses du Pool à un conclave à Kinkala, pour dit-il, que « les enfants du Pool » trouvent eux-mêmes la solution au phénomène « Ntumi et ses Ninjas ». A cette réunion il souhaite convier Ntumi, précisant que «s’il ne vient pas à ce conclave, nous demanderons aux villageois de l’isoler et on laissera l’armée le tuer».  
 
Il n’est pas facile de croire en la « bonne foi » de Monsieur Kolelas, qui non seulement est toujours resté proche de l’ancienne milice créée par son « père », mais ne s’est pas retenu, lors d’une réunion des cadres du Pool autour d’Isidore MVouba, début mai 2017 au camp Clairon, de demander « pourquoi les Ministres et autres dignitaires du Pool en fonction au Gouvernement et dans les administrations, ne démissionnent-ils pas de leurs postes, au moment où leur département est en train de brûler ? »
 
Tout cela amène à penser que le « conclave » à huit-clos de Kinkala, souhaité par Monsieur Kolelas, sous le mot d’ordre évocateur «Le Pool d’abord», ressemblerait plus, non pas à une opportunité de raisonner le pasteur armé, mais à un moyen stratégique de renforcer ses capacités, en faisant jouer la fibre politico-tribale et régionale des natifs de ce département.
 
La rébellion « Nsiloulous » dans le Pool et les exactions qui l’accompagnent représentent, ce n’est plus un secret pour personne, une aubaine « politique » pour l’opposition dite radicale, pour laquelle, le pasteur Ntumi et ses Ninjas constituent clairement un « bras armé ».
 
En effet, la réussite du processus démocratique qui s’est opéré en 2015 et 2016 au Congo en faveur du président (réélu) Denis Sassou N’Guesso, ainsi que l’installation en cours des nouvelles institutions du pays, conduiront à une mort politique certaine, pour beaucoup des membres de cette opposition à qui rien ne semble réussir.
 
Seule la pression terroriste des « Nsiloulous » pourrait soit faire plier le Gouvernement, soit faire échec au renouvellement des institutions. Et dans les deux cas, ramener l’opposition radicale à la table de négociation avec le Pouvoir, leur permettant ainsi de retrouver le « statut d’interlocuteur politique » qui est en train de leur échapper.
 
C’est ainsi que selon certaines affirmations dans des milieux de l’opposition radicale, « si les élections législatives de juillet 2017 étaient maintenues, il faudrait s’attendre à une offensive des Ninjas sur Brazzaville ».

Rédaction



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