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Promotion de la paix : Landry Kolélas réussira-t-il là où Ntumi a échoué ?

Nommé haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, le 22 août 2017, l’ancien ministre Euloge Landry Kolélas va devoir beaucoup travailler pour que cette institution puisse jouer effectivement son rôle. La tâche est tout au moins difficile, tant Frédéric Bintsamou alias pasteur Ntumi qui est combattant armé a lamentablement échoué dans le rôle de prometteur des valeurs de paix dans le pays qui lui avait été confié.



L’on peut s’interroger sur les chances de réussir du civil Landry Kolélas, qui devra œuvrer pour la consolidation de la paix dans le pays en général et dans le département du Pool en particulier. Il s’agira pour lui réussir la démobilisation, le désarmement et la réinsertion socioprofessionnelle des ex-combattants.

Landry Kolélas trouve sur sa table de nombreux dossiers administratifs et techniques dont le traitement nécessite l’urgence. Parmi ces dossiers figurent ceux portant sur la matérialisation de l’organisation administrative et la liste exhaustive du personnel ; le rapport d’activités du premier semestre 2017.

Il y a aussi le rapport sur l’exécution de la première séquence du budget 2017 de l’institution ; le point sur la réinsertion des ex-combattants ; l’inventaire du parc matériel ; la gestion des archives complètent la liste des priorités ; le dossier sur les indemnités et primes des cadres et agents de cette structure du mois d’août 2017.

La liste des ex-combattants issue des crises armées des années 1993-1994, 1997 et 1998-1999, s’est allongée depuis le 4 avril 2016 avec les miliciens ninjas nsiloulou de l’ex-délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la Réparation des séquelles de guerre, Frédéric Bintsamou.
 
Déjà, ce dernier n’a apporté aucune solution à la situation des ex-combattants. Il n’a réalisé aucune action en faveur de la réparation des séquelles de guerre. Dans sa publication du 26 octobre 2016, le journal La Semaine Africaine affirme :

«Durant les deux premières années de la mise en place de la Délégation générale, le budget de fonctionnement était de 100 millions de francs CFA par trimestre. Les projets financés par le Trésor public étaient de l’ordre de 220 millions de francs CFA chacun. En cinq ans d’exercice, Ntumi a engrangé près de trois milliards de francs CFA. Mais, aucun sou n’a été utilisé dans le processus de réinsertion des ex-combattants».
 
On avait cru qu’avec le retour de Ntumi à Brazzaville, le 28 décembre 2009, et sa nomination à la tête de la Délégation générale chargée de la promotion des valeurs de paix et de la Réparation des séquelles de guerre, une page de l’insécurité dans le département du Pool devrait être tournée. Mais, c’était une grosse erreur.
 
Euloge Landry Kolélas a donc du pain sur la planche. Le programme de désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion visait 30.000 ex-combattants et la mise en place d’infrastructures communautaires et des projets de réhabilitation. Il est un enjeu majeur pour le retour de la paix définitive dans le pays. 

Gall Mombéti


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