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Le FESPAM en voie de recouvrer son identité originelle

Le 15 février 2017, à Brazzaville, le commissaire général du Festival panafricain de musique (FESPAM), Gervais Hugues Ondaye, a édifié le corps du métier de la musique sur les activités que le festival est en train de mener depuis son arrivée à sa tête. Parmi ces activités figurent, en bonne place, l’élaboration du cadre juridique du FESPAM, du code artistique et du code scientifique. Toutes ces réformes visent à faire du FESPAM une vraie institution de développement de l’Afrique.



Dans sa présentation des activités que mène le FESPAM, Gervais Hugues Ondaye a fait une révélation. «Notre FESPAM, 22 ans après, nous venons de le découvrir, n’a pas un cadre juridique conforme aux exigences d’une institution panafricaine. C’est-à-dire, le FESPAM aujourd’hui n’a pas d’existence juridique. Le personnel qui travaille au FESPAM n’a pas de statut», a-t-il déploré.
 
Le Congo qui abrite ce festival n’est jamais reparti vers l’Union africaine (UA) pour obtenir l’accord de siège et l’acte constitutif. C’est ainsi que face à la difficulté d’évoluer dans une institution dépourvue de fondement, Gervais Hugues Ondaye a initié une politique visant à faire du FESPAM une grande institution véritablement panafricaine.
 
Lors d’une réunion du Comité de direction FESPAM, plusieurs documents juridiques ont été adoptés, notamment : un code artistique, un code scientifique, un règlement intérieur des sessions du comité de direction, un plan de communication, une charte graphique et  une nomenclature budgétaire.
 
Le code artistique est avantageux pour les artistes, d’autant plus qu’il leur permettra d’être performants et d’assurer leur participation au FESPAM. Il résout le problème de la sélection et du passage au FESPAM ; de la catégorisation des artistes ; de la programmation et de la rémunération des artistes. Au titre de ce code, aucun groupe ou musicien se produira plus successivement aux éditions du FESPAM.

«On ne doit pas fidéliser un public sur un standard donné. Comment permettre aux jeunes artistes d’évoluer si on fidélise un public sur un standard donné ?  Au FESPAM, on vient pour développer la carrière. On doit laisser aussi la possibilité aux jeunes artistes d’évoluer.  Comment permettre aux autres artistes d’évoluer si on invite les mêmes artistes à chaque édition ? De même, on ne peut pas commercialiser les œuvres du FESPAM si les mêmes artistes interviennent chaque fois», a expliqué M. Ondaye.
 
Concernant les cachets des méga stars, ils seront donnés en fonction de la cotation en vigueur. Par contre, pour les amateurs et les autres catégories, le cachet sera uniformisé pour tous les prestataires, quel que soit le pays. Et, sont retenues, les catégories des artistes suivantes : les mégas stars ; les stars ordinaires ; les professionnels confirmés ; les amateurs.
 
Désormais, pour participer au FESPAM, tout artiste ou groupe artiste doit répondre aux critères suivants : être en activité ; avoir en actif une production discographique pour les professionnels et une maquette pour les amateurs ; produire un spectacle en live, en semi live et en playback ; produire un dossier de présentation, une fiche technique, un CD ; un DVD ; une photographie de scène, un plan de scène et un répertoire. 

Le commissaire général du FESPAM a insisté sur ce point. «On ne peut pas programmer un groupe si on ne le connait pas. Nous avions la mission de vendre les groupes, c’est sur la base du dossier  que le tourneur va produire un groupe. Nous sommes les intermédiaires entre les artistes et les tourneurs», a-t-il dit.

Il a ajouté que le FESPAM paye les droits d’auteur en termes d’exécution des œuvres en public. Pour ce faire, il doit disposer d’un répertoire, parce que la clé de répartition s’applique sur le nombre des morceaux joués pendant le spectacle.

Gervais Hugues Ondaye a rassuré que les préparatifs de la 11ème édition allaient bon train. Le FESPAM va recouvrer sa dimension populaire avec la multiplication des scènes dans Brazzaville, l’objectif étant rapprocher le FESPAM avec les populations.
 
Ainsi, différents sites ont été choisis pour abriter les spectacles de jour et de nuit. Il s’agit du Centre de  conférence internationale de Kintelé, pour la cérémonie d’ouverture ; du stade Alphonse-Kitombo à Madibou ; de l’échangeur entrée du viaduc de Talangaï ;  du stade Gothia à Mfilou. Pour les sites de nuit, les spectacles auront lieu sur l’avenue André-Grenard-Matsoua à Bacongo ; au stade Felix Eboué ; à l’esplanade de CNRTV ; à l’Institut français du Congo (pour la musique de recherche) et éventuellement au palais du Parlement pour le VIP.

Gos-Gaspard Lenckonov



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