Le Site Portail242.Info n'est ni affilié aux auteurs et aux commentateurs de cette page ni responsable de son contenu

Environnement : Ouverture de la conférence extraordinaire des ministres de l’environnement et des finances de la CEEAC et de la CAE

Brazzaville, Congo (CONGOSITE) - Le ministre en charge du Tourisme et l’environnement Arlette Souda Nonault a procédé le 3 octobre 2017 à Brazzaville à l’ouverture du segment technique de la Conférence des Ministres de l’environnement et des finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation du Fonds climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, du Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale et sur la position commune face à la COP23.



Environnement : Ouverture de la conférence extraordinaire des ministres de l’environnement et des finances de la CEEAC et de la CAE
Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, le Plan d’Action de Marrakech, la Déclaration des Chefs d’Etat Africains adoptée le 16 novembre 2016 à Marrakech, en marge de la COP22, l’Agenda 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, le Mémorandum pour la création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et des décisions des Chefs d’Etats de la CEEAC sur l’économie verte.

« Pour la CEEAC, la commission climat du Bassin du Congo est un outil et un modèle pour illustrer le lien entre la protection de l’environnement et le développement économique, le développement des entreprises, l’intégration régionale et l’amélioration des conditions de vies des populations » a précisé le représentant de la CEEAC Honoré Tabuna ; tout en signalant que contrairement aux deux autres commissions , la commission climat du Bassin a la particularité d’avoir un outil financier : le Fonds Bleu pour le Bassin Congo.

Il a expliqué que l’opérationnalisation du Fond Bleu devrait entrainer celle des autres outils  mis en place aussi bien en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Est tel que le Fonds pour l’économie verte d’Afrique centrale et que Brazzaville va être un tournant pour l’émergence de la finance climatique en Afrique centrale.

« Opérationnaliser le fonds vise à lui donner des moyens de mobiliser les ressources pour financer les programmes sectoriels en vue de parvenir à rendre visible le discours sur les changements climatiques » a-t-il révélé.

Prenant la parole à cette occasion en sa qualité de du ministre de la statistique et l’intégration régionale Ingrid Olga Ebouka-Babakas a affirmé que : «  pour lutter contre ces changements climatique, des politiques environnementales adaptées sont nécessaires. Elles permettent de renforcer la capacité de résilience, et d’adaptation des Etats ç ces changements. En outre, elles concourent à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, afin de soutenir la transition vers un développement durable, harmonieux et inclusif ».

Elle a laissé entendre que toutefois, le financement constituant le catalyseur essentiel des efforts à mener dans le pays en développement en général, et en Afrique en particulier, il demeure un enjeu majeur et que l’intégration régionale est un instrument de mobilisation des ressources adéquates qui trouve son expression à travers le Fonds vert du système de l’économie verte de l’Afrique centrale (SEVAC), mis en place par l’UA au sein de la CEEAC.

Arlette Souda Nonault ministre en charge du Tourisme et l’environnement a souligné que cette réunion est d’une importance justifiée compte tenu du fait que les travaux de Brazzaville se tiennent à un mois de l’ouverture à Bonn en Allemagne de la COP23 du 6 au 17 novembre 2017 à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques d’une part et par les thématiques à traiter au cours de ces assises d’autre part, à savoir : l’accélération de l’opérationnalisation de la commission climat du Bassin du Congo, institué par le sommet des chefs d’Etats africains tenu le 16 novembre 2016 à Marrakech, au Maroc, en marge de la COP22 ; l’accélération de l’opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo ;l’accélération de l’opérationnalisation du Fonds pour l’économie verte en Afrique Centrale ; l’adoption de la position commune des pays des deux sous régions, dans la perspective de notre participation active et notre contribution pertinente à la COP23.
 
« Cette réunion va nous permettre d’identifier ensemble, les actions concrètes à engager pour les opérationnaliser les trois outils mentionnés ci-dessus; ceci en accord avec la détermination de l’Afrique à mettre en œuvre les nombreux outils politiques existants, notamment l’accord de Paris et la déclaration de Marrakech en faveur des actions et solutions qui concilient la lutte contre les changements climatiques et le développement économique durable de nos pays respectifs » a –t-elle ajouté.

S’adressant aux experts elle a annoncé que : « Les résultats de vos travaux seront soumis aux ministres pour examen et adoption lors de leur huis clos prévu le 5 octobre 2017 » et que ses résultats aboutiront aux validations du plan d’action 2017-2018 de la commission climat pour le Bassin du Congo ; de la feuilles de route 2017-2018 pour l’opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin Congo ; des projets et programmes sectoriels pour le développement et la promotion de l’économie bleue ; l’adoption de l’agenda des activités conjointes des pays de la CEEAC et de la CEA à la COP23 ainsi que le projet du budget de fonctionnement de ces fonds.

Kury Kounga



Nouveau commentaire :

International | Politique | Économie | Culture | Écologie | Sports | Science et technologie | Santé




Message de VOEUX de nouvel'An 2017 par le président Denis Sassou Nguesso



Arrêt sur image

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle

Le nouveau viaduc de Brazzaville-Sud reliant le Centre-ville à la Case De Gaulle


Portail242.info en direct

Les PtitZ' Annonces