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Cuvette : trois présumés trafiquants d’ivoire arrêtés à Owando

Trois présumés grands trafiquants d’ivoire, notamment Ngassaï Léandre, Konga Daniel et Konga Jacques, tous de nationalité congolaise, ont été arrêtés le 14 septembre 2017, en flagrant délit de détention, de circulation et de tentative de commercialisation illégale de six pointes d’ivoire pesant au total 30 kg. On estime à plus de trois éléphants qu'ils ont massacrés.



Toutes les personnes qui dérogent aux mesures de protection des espèces animales en République du Congo sont passibles des sanctions prévues par la loi.

Ces présumés trafiquants ont été arrêtés à Owando, chef-lieu du département de la Cuvette, par les agents de la Direction départementale des Eaux-et-Forêts et de la Gendarmerie nationale, grâce aux informations et appuis du projet PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage).

Les trois personnes dont les âges oscillent entre 25 ans et 60 ans, vivraient exclusivement du trafic d'ivoire. L’un de ces hommes serait un commerçant qui circule sur toute l’étendue du territoire nationale pour chercher et acheter les ivoires auprès des braconniers, pour les revendre auprès de sa clientèle. Il serait aussi un sculpteur d’objets en ivoires. Les deux autres (père et fils) seraient des fournisseurs de ces produits, qu’ils trouveraient après avoir massacré des éléphants dans les forêts de la Cuvette.

Ces trois présumés ont tous reconnu les faits qui leurs sont reprochés. Ils encourent des peines allant jusqu’à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme.

Au cours de ces dix dernières années, le trafic des espèces fauniques au monde est devenu plus organisé, plus lucratif, plus mondialement répandu, et plus dangereux que jamais. Le trafic faunique a des sérieuses implications pour la sécurité et la prospérité des populations à travers le monde.

Un rapport publié par Wildlife Conservation Society (WCS) indique que les éléphants des forêts d’Afrique ont décliné de 62% en dix ans. Ce même rapport ajoute que chaque 15 minutes, en moyenne un éléphant est illégalement abattu sur le continent africain pour nourrir une demande insatiable en ivoire.

Le commerce illégal des produits de la faune conduit à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde d’ici 2025. Et après que devenons-nous ? Que devient l’emblème même de notre pays ?

En République du Congo, l’éléphant fait partie des espèces animales intégralement protégées, conformément à l’arrêté n°6075/MDDEFE / CAB du 9 avril 2011 déterminant les espèces animales intégralement et partiellement protégées. En outre, l’article 27  de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées stipule : 

 «L’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées  sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration  des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique».

Si les trois hommes sont coupables, des peines exemplaires devraient être prononcées à leur endroit pour condamner sévèrement leurs actes. Ce, pour une bonne protection de la biodiversité en générale.


Gall Mombéti



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