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Congo : trois personnes arrêtées pour criminalité faunique à Djambala


Le 22 mai 2017, Bertrand Ngoméné, Nazert Kinzélé et Marien Gniorouba, dont les âges varient entre 35 et 45 ans, ont été arrêtés à Djambala, chef-lieu du département des Plateaux, pour détention et tentative de commercialisation illégale de deux peaux de panthère, d’un crâne de gorille et des queux d’éléphants.



La poursuite de l'enquête a permis la saisie de plusieurs autres trophées d'espèces animales sauvages intégralement et partiellement protégées.  Il s’agit d'une main d’un bébé gorille, d’une peau de crocodile, des plumes des perroquets gris du Gabon, des deux queux d’éléphants. Ces espèces animales sont menacées de disparition et sont protégées par le code faunique de la République du Congo.

Mettre un terme à la criminalité faunique au Congo Brazzaville, telle est l’option prioritaire des autorités. Pour gagner ce pari, le Ministère de l’Economie Forestière, du Développement Durable et de l’Environnement, accompagné des agents de la Gendarmerie nationale, grâce à l'appui et information du Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF) ont procédé à cette opération.

Les trois personnes, tous de nationalité congolaise, seraient habitués à faire le commerce illégale  des produits de la faune dans le département des Plateaux. L’un serait un praticien jouant le rôle d’intermédiaire entre les acheteurs et les deux autres qui seraient des braconniers fournissant ces produits. 

Pour leur seul intérêt, ils détruiraient les populations animales sauvages déjà menacées sans penser à l’avenir de tout le pays.

L’industrie touristique est encore jeune et a besoin de se développer, mais d’énormes  potentiels qu’elle représente seront anéantis si ces genres de pratique ne sont pas  condamnées.

L’article 113 du code faunique congolais cité ci-dessus stipule : «Quiconque aura abattu, importé, exporté ou fait transiter sur le territoire national, les espèces protégées et ou leurs trophées, est passible d’une peine pouvant atteindre cinq (5) ans de prison ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCFA ». Malgré cette interdiction de la loi, le braconnage des espèces hautement protégées perdure.

En rappel, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) est entrée en vigueur en République du Congo en 1983. Depuis cette date, la loi a été renforcée et est devenue la plus stricte d’Afrique centrale. En matière de législation nationale, le Congo est classé dans la catégorie deux pour la mise en œuvre de cette convention.

Valère Lékoumou



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