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Congo : des réformes et la diversification économiques comme seule voie pour sortir de la crise

La baisse du prix du pétrole, qui a commencé en 2014, frappe l'économie congolaise et l'impact de la crise se fait de plus en plus sentir dans le pays. Une situation qu’on pouvait du reste éviter, si une vision capable de porter l’économie vers les nouveaux horizons, avec des mesures préventives et coercitives, avait été mise en place.



La situation financière au Congo s’est détériorée au vu et au su de tout le monde. La part du pétrole dans le PIB a connu un repli important depuis 2015 : 40% du PIB en 2016 contre 58% auparavant ; 38% des recettes budgétaires contre 75% ; 74% des exportations contre 82%. En 2016, les recettes publiques ont fortement chuté, les réserves de change se sont épuisées. La croissance du PIB, initialement prévue à 4,4%, puis révisée à 1,7%, a été finalement ramenée à -2,7% par le FMI : c’est le taux le plus faible depuis 20 ans.
 
La Banque mondiale (BM) avertissait déjà que la crise risquerait de durer. Les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) se situaient autour de 54 USD. L’inflation qui était relativement maîtrisée jusqu’à mi 2016 autour de 1%, a fini par s’accélérer malgré le resserrement de la politique budgétaire.  De 0,9% en 2014, elle est passée à 3,6%. Donc, au-delà même du seuil CEMAC de 3%. 

Pour les institutions financières internationales, les principales causes de cette situation sont : le dérapage du coût des services publics dû à la désorganisation interne des sociétés d’État ; le prix des marchandises en forte hausse du fait de la raréfaction de l’offre importé et une substitution locale pas toujours compétitive ; l’introduction de produits de contrebande ; la perturbation du transport de marchandises liée à la dégradation de la situation sécuritaire dans le département du Pool ; une politique d’investissements pas toujours structurante.

Certains «optimistes» continuent à philosopher qu’en dépit du fait que les indicateurs économiques et financiers du Congo sont au rouge, les conditions sont réunies pour sortir le pays rapidement de la crise dans laquelle il se trouve. Ils fondent leur optimisme sur l’arrivée continuelle des investisseurs dans le pays et, éventuellement, sur l’accord de long terme que le Congo signera avec le FMI.
 
Cependant, nombreux économistes insistent que les indicateurs sociaux du Congo restent inférieurs à ceux d’autres pays africains ayant un niveau de revenu similaire. Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la pauvreté est passée de 50.2% en 2005 à 37% en 2011 et reste supérieure à la moyenne des PRI comparables. Avec un coefficient de Gini de 0.465 qui classe le pays 90ème sur 105 au niveau mondial, l’inégalité et la répartition des revenus restent des défis majeurs.
 
L’économie congolaise est largement dépendante de l’évolution des cours des matières premières, surtout du pétrole. Sous l’effet conjugué de la chute de près de 60% du prix du baril de pétrole depuis mi-2014 et du ralentissement des capacités de production de l’industrie pétrolière congolaise (-8,3% entre 2015 et 2016), la croissance économique a connu un ralentissement. Celui-ci annonçait dès 2015 un devenir négatif en 2016. Cela s’est confirmé.
 
La baisse des revenus du secteur pétrolier a entraîné un déficit de 15.9% du PIB en 2016, malgré un resserrement de la politique budgétaire et un creusement du déficit du compte courant de la balance des paiements, passé de -20% à -24.2% du PIB entre 2015 et 2016.

Selon les prévisions de la BM, la croissance économique du Congo devrait rebondir à 2,5-3%  en 2017, soutenue par les investissements publics (lignes de fibre optique, infrastructures de transport), la mise en activité en mars 2017 du champ pétrolier Moho Nord phase II, le redémarrage de la production minière et la relance de l’exploitation de gisements de potasse et de polymétaux. Cependant, elle devrait être insuffisante de moitié face au taux de croissance de la population, surtout en cas d’absence d’ajustement budgétaire significatif.

Des spécialistes estiment que le regain de la croissance économique congolaise repose aussi sur la volonté de l’État de procéder à des réformes structurelles indispensables pour attirer les IDE et financer la diversification économique, qui a du mal à se concrétiser.

En attendant, des doutes planent sur le regain de la croissance économique congolaise à partir de 2018. L’on se demande pourquoi les autorités congolaises n’avaient-elles pas mis en place, depuis 2015, des politiques nécessaires de stabilisation financière pour réduire les effets de la crise : les moyens de prévention et de résolution de la crise financière.
 
Il est indiqué que la clé de l’enchaînement des crises financières réside dans l’impossibilité de mettre en œuvre des politiques macro-prudentielles ou des mesures préventives et coercitives.

Gall Mombéti


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